Insomnies chroniquesDans le silence de la nuit les idées de l'insomniaque s'agitent...toujours... |
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29.11.03 ( 23:36 ) Trop émotive
Il paraît que je le suis. Possible. Mais comment arrive-t-on à le devenir moins ? J'ai bien essayé. En fait, cela consistait surtour à faire comme si je ne ressentais rien. Mais à l'intérieur ça bougeait tout autant. Je n'ai pas vraiment l'impression que ça ait changé quoi que ce soit. Y a-t-il un manuel pour gérer ses émotions ? S'il existe faites-le moi vite savoir, je commence à avoir le mal de mer de toutes ces vagues à l'intérieur et j'en ai un peu marre de consacrer toute mon énergie précieuse à rester debout.
Non mais j'ai une vie à vivre moi.
# 10701669961910924 L'insomniaque
( 23:24 ) Quand la réalité est plus invraisemblable que la fiction...
Il y a des histoires qui ne se racontent pas parce qu'il n'y a pas de mots pour les décrire, parce que même s'il y en avait on ne les croirait pas, parce qu'à force de baigner dans l'horreur on en vient à ne plus rien sentir, parce que la douleur désoriente, parce que.
À lire les lignes précédentes on pourrait s'imaginer des horreurs, des histoires qu'on lit dans les journaux à chaque semaine. L'histoire à laquelle je pense ne sera jamais écrite. Mais elle n'en est pas moins un morceau de fer brûlant dans le coeur de ceux qui la vivent, une sorte de cancer de l'âme qui métastase partout. C'est une histoire de haine inexplicable, un mal qui n'a pas d'antidote, C'est l'histoire d'un homme sans amour, ni pour lui, ni pour les autres. C'est l'histoire d'une femme qui n'a rien vu ou à tout le moins qui n'y a pas cru. C'est l'histoire d'un petit garçon qui n'avait rien demandé sinon d'être aimé, réchauffé, nourri. C'est l'histoire d'un homme en devenir à qui il manquera toujours l'essentiel impossible, l'amour de son père. C'est l'histoire de la haine et de la tristesse qui se répandent partout. Et c'est l'histoire de mon impuissance à stopper l'hémorragie et à soulager le mal. Il y a des soirs où l'espoir m'abandonne, où je ne vois plus la fin possible de cette histoire affreuse. Il y a des jours où je voudrais juste dormir et oublier. On me dit que je ne dois pas me sentir coupable, que je ne suis pas responsable... Malgré tout ça je souffre et je sais très bien que ma souffrance s'ajoute à sa souffrance à lui et ne l'aide pas du tout. Ceux qui penseront que j'exagère ou que je dramatise n'ont aucune idée de ce que c'est. Et c'est tant mieux pour eux. Les autres penseront à nous et nous insuffleront force et courage pour continuer. Peut-être que si nous arrivons à faire un pas de plus... Peut-être.
# 107016628187181005 L'insomniaque
25.11.03 ( 21:00 ) Happy birthday blog
Les insomnies chroniques ont deux ans ce soir. Bien entendu juste avant il y avait eu La page de l'insomniaque pendant plus de deux ans et demi. En novembre 2001, adopter la formule du blogue m'avait semblé une façon de me renouveller et de passer à une forme d'écriture plus spontanée tout en découvrant un nouveau médium.
Quatre ans et demi que j'ai un petit coin sur le web et que j'y étale mes états d'âme et mes découvertes. Ça en fait des mots. Bizarre comment je me sens ce soir par rapport à mes écrits. Bien que le blogue intime n'ait pas trop bonne presse ces derniers mois, j'ai toujours maintenu cette vocation parce que c'est celle qui me ressemble et que j'en ai besoin. En me relisant à l'occasion (oui ça m'arrive), j'ai remarqué que mes mots comme mon âme manquaient de rebondissant depuis quelques mois. Je n'y peux rien, c'est ainsi que je me sens, c'est donc normal que ça se réflète dans mon écriture. J'avoue qu'il m'est arrivé de souhaiter être différente et parfois même j'aurais aimé ressembler à certain(e)s que je lis avec tant de plaisir. Mais ce soir la constatation de ma part est flagrante : Je blogue comme je vis, comme je suis, comme je sens. Je le fais d'abord pour moi et si je n'arrivais pas à me reconnaître dans mes écrits j'arrêterais bien vite. À vous qui vous arrêtez parfois sur mes lignes et qui prenez même à l'occasion le temps de m'y laisser quelques-uns de vos mots, ce soir je vous dis merci de votre présence et de votre respect. Lou:)
# 106981202216663017 L'insomniaque
23.11.03 ( 20:11 ) Non je refuse
C'est pas vrai, il est hors de question que je baisse les bras. C'est pas parce que tout est noir en ce moment que l'éclaircie ne viendra pas. Je ne suis pas venue jusqu'ici pour bêtement m'incliner. Il me manque une pièce pour mieux comprendre mais elle est bien quelque part cette pièce.
Je m'accroche.
# 106963626453814091 L'insomniaque
( 20:08 ) La vraie solitude
C'est de ne plus avoir les mots pour dire ce qui fait mal. Même plus les mots.
On se dit alors que c'est normal, c'est la vie qui est moche. On s'est battu pour ne pas arriver à ça mais qu'est-ce qu'on y peut ? Rien.
# 106963609043658753 L'insomniaque
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