dernière lune
 

Insomnies chroniques

Dans le silence de la nuit les idées de l'insomniaque s'agitent... toujours...

sauter 

Pourquoi?

Et avant?

9.3.02

( 14:05 )

Étrange

La douceur du temps nous fait ouvrir les fenêtres... Et là, j'entends des sirènes.... Depuis ce matin, une par-ci, une par-là. Montréal s'énerve? Mais j'entends aussi les oiseaux, et puis les enfants qui jouent.
C'est ça le printemps?
La vie qui joue à l'insouciance pendant que ses drames continuent?
De toute manière on n'a pas le choix. Ou alors si, mais ça n'est pas difficile.
Malgré les larmes et les blessures il faut que la vie triomphe. Et avec la vie, le plaisir.
Voilà.

Dix-huit bisous tendres à toi, parce que tu goûtes le printemps:-)
Les sirènes continuent de retentir mais de plus en plus lointaines.
# 10563147   L'insomniaque

( 13:55 )

Et puis il y a le temps...

Qui passe tellement vite. Je sais c'est un cliché. Mais c'est ça quand même.

Tant de choses à faire, tant de mots à écrire. Des choix difficiles.

Le soleil printannier qui fait sourire ma ruelle.
La vaisselle que j'ai réussi à abattre. La lessive qui tourne. Les textes qui mijotent.
Cette douche que je dois prendre (Cette putain de douche comme elle disait... Mais elle me fait rire cette fille, ça fait du bien :-)
Et puis toutes ces entrées que je veux lire (Tiens en passant, je trouve ça vraiment, vraiment pas chouette qu'il n'ait pas été admis à la CEV. Je sais, je sais, c'est la démocratie... Mais au delà du bleu pâle et des liens, il nous ressemble quand même un peu, non?... Enfin...)
Et là je ne vous parle même pas du dessert que je dois préparer ou acheter pour ce soir...
Z'avez une idée?
On m'a suggéré un gâteau de savoie, arrosé de sirop d'érable...mais bon, j'aurais préféré quelque chose de plus frais et léger. Et puis y'a le four qui ne fonctionne pas chez moi. Ça restreint les choix un peu....
Mais j'ai envie d'écrire moi. De déjouer le temps qui passe.

Pas raisonnable, encore.
# 10562923   L'insomniaque

( 13:31 )

Le goût du samedi

Il y a près d'une vingtaine d'années j'ai découvert le plaisir de me lever le samedi matin avec une petite idée en tête. Envie de lire La Presse. À cause de lui.
Certains matins il me faisait sourire, d'autres il me faisait couler une petite larme et même que parfois il ne me faisait rien du tout. Mais chose certaine il me faisait voir les choses autrement. Parfois il partait en voyage et il écrivait de là bas. D'autres fois il parlait de sports (trop souvent à mon goût mais bon...)
En fait, la plupart du temps il parlait de la même chose dont tout le monde parlait mais autrement...
Et moi qui aimait tout remettre en question, lire ses chroniques était un moment privilégié.
Il m'est arrivé de l'oublier. Quelquefois de le trouver véritablement con.
Mais j'y suis toujours revenue.
Je ne suis plus abonnée à La Presse. Lorsque je tombe dessus, je la feuillete. De toute façon maintenant tous les quotidiens se ressemblent et les arbres sont de plus en plus rares. Sauf le samedi, en prenant mon café, sur internet, je jette toujours un oeil.
Et ce matin il l'a encore fait, c'était sa chronique de jeudi je crois. Il m'a fait réfléchir et bouger à l'intérieur.
Merci Foglia.

J'aimerais faire une entrevue avec ce jeune homme(note de moi: Il parle de Stéphane Boucher, celui qui a tué un policier en devoir...enfin, vous savez sûrement très bien...). Lui demander s'il sait la différence entre le bien et le mal. On serait sans doute surpris de sa réponse. J'en connais quelques-uns comme lui, égarés comme lui qui, Dieu merci, n'ont encore tué personne, mais qui trouvent que le bien est tellement bien qu'il est trop bien pour eux. On croit qu'ils ne croient à rien, en fait, ils ne croient pas en eux... J'aimerais rencontrer les parents de ce jeune homme. Ses instituteurs quand il était à la petite école. J'aimerais mettre le doigt sur le moment où «il n'est pas né» comme diraient Cioran ou Nietzsche. Ce serait du temps mieux employé qu'à faire son procès. Qui, de toute façon, est déjà fait.

Bonne lecture,
# 10562357   L'insomniaque

5.3.02

( 14:05 )

Le hasard ou la synchronicité?

Tombée sur cette citation.

Pour l'instant je la dépose ici.

"Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin." - Carl Gustav Jung
# 10416410   L'insomniaque

( 12:40 )

Ceci dit...

Je ne m'apprête pas à vous faire de grandes révélations.
C'est juste une réflexion insomniaque. Une de plus.

Il faut bien avouer qu'après trois années d'écriture en ce lieu, je me questionne souvent sur sa réelle signification, sur sa portée et ses limites.
C'est sain.

Mais il y a aussi ce cheminement que je fais dans ma vie, cette prise de conscience concernant l'ombre qui me suit.

De quoi ai-je peur?
À quoi je joue?
Est-ce qu'un instrument de révélation à soi, comme le journal intime, ne peut-il pas devenir un instrument de joug pour les illusions qu'on entretient face à soi-même?

Étrange.
Quand j'écris le mot illusions. J'imagine la déception quand on découvre que ce qu'on voyait n'est pas tout à fait ce qui était...
Alors que.
Il arrive que ce qui était caché soit beaucoup plus beau que ce qu'on montrait peureusement, non?

On peut se le demander.
On ne saura la réponse que lorsqu'on aura accepté de risquer.

Ne reste plus qu'à poser un pied devant l'autre, une lettre après l'autre, avec discernement et honnêteté.
Beaucoup de douceur envers soi aussi.
Primordial.
# 10413422   L'insomniaque

( 12:29 )

Reste quand même...

Qu'un journal intime online n'est pas , pour moi, un lieu où j'afficherais ma liste d'épicerie ou mes comptes d'électricité ou... Enfin, pas tout le temps.

La vraie question est:
Quel est le lien entre ce que j'accepte de révéler aux autres, ces lecteurs, et ce que j'accepte bien de voir chez moi.

Il y a des sujets que j'aborde volontiers, d'autres moins.
Souvent je ME vois à travers VOS yeux.

Pas évident de raconter ça.
Mais une prise de conscience importante.
Ce qui point ici est la portion du iceberg que je suis capable de regarder, que j'accepte de montrer.
Mais le reste...
est bien gardé.
Il faut descendre en apnée pour y accéder.
Il fait souvent trop froid pour plonger.

Bon, une gorgée de thé peut-être?
# 10413053   L'insomniaque

( 12:22 )

Bon ça y est

Là je peux commencer.
C'est souvent par les petits riens qu'on en vient à toucher l'essentiel de la vie. Vous ne trouvez pas?

C'est vrai qu'il est rare que je vous fasse partager des petits détails aussi anodins, ça n'est pas trop dans le genre de la maison. Ça m'est quand même arrivé à quelques occasions. Plus vers les débuts. Ensuite je suis devenue très voilée. En fait, je ne le suis pas devenue, c'est un grand voile de peurs et de brouillard qui m'a recouverte.

Et si j'écrivais ceci... Qu'est-ce qu'on penserait de moi? Et s'il fallait qu'on croie que....

Non mais.
D'abord, qu'est-ce qu'on pourrait croire de moi que je ne suis pas? Ensuite, qu'est-ce que je pourrais être qui pourrait constituer tant de matière à interprétation? Et finalement.... Qu'est-ce que ça peut bien faire ce qu'on croit de moi?...

Bonnes questions, non?
# 10412770   L'insomniaque

( 12:12 )

Un détail

C'est du Tetley. Bien fort.
Avec un peu de lait.
Pas mal de lait en fait...

Ne sont-ce pas les détails qui font le piquant de la vie?
# 10412402   L'insomniaque

( 12:10 )

Un jour de congé

Je me prépare un thé bien chaud et je vous reviens.

Après tout, on a le temps...
# 10412329   L'insomniaque

3.3.02

( 21:35 )

Montréal pluie et vent

Puisqu'il fallait bien y revenir, petite promenade dans les rues de Montréal cette après-midi, pour aller bruncher avec un ami :-)
À l'aller c'était le printemps, température très douces et rigoles de fonte partout. Il y avait même un petit ruisseau qui coulait dans ma ruelle.
Attablés chez Styles, endroit très in sur la rue Mont-Royal mais un peu bruyant si vous voulez mon avis(bien sûr que vous le voulez puisque vous êtes ici :-), Nous avons regardé le temps changer. Des trombes d'eau se sont mises à se déverser, comme si le ciel s'était ouvert. Et le vent... On aurait dit que les passants allaient s'envoler. Tant pis pour la promenade que nous avions projeté de faire ensuite pour brûler les calories tout en changeant le monde, et un autre café s'il vous plaît m'sieur le serveur qui parle joual (Y'avait ce serveur très sympathique par ailleurs, qui, lorsqu'interrogé sur le sens d'un item du menu(très poétique soi dit en passant) par mon ami-ici-depuis-six-ans-mais-qui-a-toujours-l'accent-français, n'a trouvé qu'à répondre Ben, ici on parle joual..... Charmant, non? )

Bon, on n'a pas réussi à changer le monde au complet mais je peux vous assurer que ce n'est pas faute d'avoir essayé. Nous avons quand même passé un très bel après-midi très caféiné parmi la faune des J B B (jeunes beaux branchés).
Lorsque nous sommes repartis, la pluie avait cessé mais le vent soufflait de plus belle et la température était en chute significative. J'ai marché jusque chez moi et en entrant mes joues étaient bien roses.
Ah Montréal... Ville de contrastes dans son temps comme dans ses gens.

Un café l'insomniaque?
Non merci :-)
Dire que demain c'est lundi....
# 10348923   L'insomniaque

( 19:31 )

Et ensuite la Bretagne...

J'ai attrappé cette émission sur France-inter ce matin, Je vous écris du plus profond de mes rêves, on y présentait une biologiste marine qui travaille sur l'île de Molène et qui étudie la faune aquatique et ses habitudes.

Partis en bateau du Conquet, on naviguait jusqu'à Molène, l'île voisine de Ouessant que j'ai eu le plaisir de visiter en août dernier.
L'invitée nous décrivait tout ce qu'on pouvait y voir, on y était.
Je sentais presque le vent sur mon visage, l'odeur de la mer, le mouvement du bateau...

Dans le village on a traversé les rues étroites, admiré les jardins, vu des draps de dentelle sécher au vent derrière une maison en pierre...
J'ai même appris que les insulaires de Molène vivent au rythme naturel de l'heure solaire. Lorsque le bateau s'y est amarré, il était 11:30hrs en France mais seulement 9:30hrs sur l'île. Et pourtant ça n'est qu'à une petite heure de bateau. Il paraît qu'ils tiennent beaucoup à cette caractéristique.

Ensuite nous nous sommes dirigés vers la plage, sommes montés dans un petit bateau, Le Pen ar quelque chose...(zut j'ai oublié, il paraît que c'était le surnom de la grand-mère du capitaine... ) le capitaine avait un parler absolument craquant, je l'aurais bien laissé me conduire...;-)
Nous avons admiré des phoques et des dauphins, avons appris comment ils vivaient (il paraît qu'il ne faut jamais caresser un phoque)

C'était vraiment chouette. Plus que ça même.
C'est incroyable de voyager comme ça. Ça m'a rappelé un merveilleux après-midi du mois d'août.

J'y étais j'vous dis :-)



L'embarcadère de l'île de Ouessant
# 10344918   L'insomniaque

( 10:06 )

Un méchant triangle

Imaginez. Dimanche matin. À peine réveillée.
Envie de faire un petit coucou à la France (pas à toute la France bien sûr, juste à un français qui s'adonne à vivre en France...;-)
Assise sur le canapé, la carte d'appel à tarif réduit bien enlignée, le téléphone et le chat qui s'emmêlent...

Le numéro d'accès au service, les 10 chiffres du code secret de la carte, les 14 chiffres du numéro de téléphone du français en question.
Ouffff... Enfin, ça sonne... Mentalement on prépare l'entrée en matière et puis, ça décroche...

What area code and number are you calling? lance une voix nasillarde qui trahit un fort accent du sud des USA...
What? Oh, i'm sorry, i'm calling France, this can't be the right number... (Je dors encore moi?)
Oh no mam, this ain't France, this is New Mexico, how can I help you?
Zut c'est raté.
Mais comment j'ai pu me retrouver là moi?
Vraiment trop de kilomètres pour un dimanche matin...

Et dire que ce n'était pas la première fois,
je suis allée au Texas une fois aussi.

J'aime bien les sentiers imprévus.
# 10329841   L'insomniaque