dernière lune
 

Insomnies chroniques

Dans le silence de la nuit les idées de l'insomniaque s'agitent...toujours...

sauter 

Pourquoi?

Et avant?

29.3.03

( 11:37 )

C'est l'histoire

Du petit jardinier qui se disait : Ah si ce jardin pouvait croître joliment, je l'arroserais, je le sarclerais, j'en prendrais soin comme d'un trésor...
Et des semences qui songeaient : Ah si on nous arrosait, si on nous dorlottait, si on nous donnait la chaleur du soleil... Comme on pousserait bien, comme nous serions des fleurs magnifiques, comme les fruits en nous seraient juteux et sucrés...

Le problème c'est qu'ils ne s'entendaient pas. Les semences ont séché et le jardinier est mort, seul et aigri.
Si seulement j'avais su leur dire.
# 91607353   L'insomniaque

( 11:27 )

Parfois je souhaiterais...

Être juste un peu plus ordonnée, que ça me vienne naturellement, que ça aille de soi, comme la vie. Mais il semble bien que ça ne soit pas le cas. Alors ma volonté doit s'en mêler.
J'aimerais aussi que mes fils puissent s'entendre et se respecter sans que j'aie à intervenir toujours. Mais au fond ça fait partie de mon rôle, de ce que j'ai à leur apprendre. Je vous assure, parfois ici les forums de diaristes ne sont rien en comparaison ;-)
Et mon troisième souhait ?
Rouler près de lui, en Bretagne, au printemps, et sourire.

Lequel de mes voeux va se réaliser en premier vous croyez ?

Je veux les trois. Bon :-)
# 91606973   L'insomniaque

( 10:53 )

La vie est grande

MéditationIl ne faut surtout pas s'y méprendre. Même si parfois elle se fait toute petite et minable, comme pour passer à travers le chas d'une aiguille, elle reste grande. Ce sont les gens qui la font petite. Pas les gens eux-mêmes par mauvaise volonté, juste par impuissance et par manque de vision, par incapacité et par incompréhension, ou encore par douleur.

Je repense souvent à l'aventure de mon deuxième accouchement, unique en plusieurs sens, comme seuls les moments importants de la vie savent l'être. J'y vois comme une représentation concentrée de la Vie et de son chemin. Par son inéluctabilité d'abord. La Vie est sans qu'on le décide, comme l'enfant à venir lorsqu'il est prêt à voir le jour. C'est quelque chose qui se passe à l'intérieur de soi mais qui est hors de notre volonté. Ça vient. Ensuite par l'acceptation inconditionnelle nécessaire au processus. Le refus et la crispation ne donnent rien devant la souffrance, sinon retarder et compliquer le résultat. La douleur, comme une vague, nous traverse et ce bon vieux réflexe de survie nous ordonne de tout crisper, comme pour éviter, mais cette fois-ci, aucune fuite possible, il faut se laisser emporter par la vague, la laisser couler en soi. Il faut surtout avoir confiance et laisser les choses aller et venir comme elles se présentent, prendre part à ce qui est, modestement, sans tenter de tout contrôler. La première fois que j'ai donné la vie, je n'ai pas compris, la deuxième fois oui, pour de bon, jusqu'au fond de moi, je me suis laissée porter sur la crête de ce miracle (...) qui se produisait en et par moi mais sans ma volonté. Humblement. Finalement la douce euphorie qui vient juste après. La gratitude de tenir cet enfant dans ses bras, l'émerveillement. Le glissement rapide vers l'oubli des moments qui ont précédé, parce que ça n'a plus d'importance et que le résultat valait mille fois ça. Plus même. Comme la Vie quoi.

Plus que jamais je ressens que la vie est une sucession d'accouchements, de processus douloureux et insensés dans l'instant, que l'on ne mesure qu'après, et encore...

Je pense que c'est ce qui me garde vivante et debout dernièrement, qui me fait voir les petits rayons de soleil qui percent timidement à l'occasion, qui m'aident à continuer et à sourire obstinément. La vie est grande, je le sais. Elle fait mal aussi. Mais je dois rester à la hauteur. Bientôt elle ne sera plus qu'un cheminement parsemé d'étapes dans lequel j'aurai glissé et souffert. Elle est plus grande et plus sage que moi. J'y crois.
# 91605707   L'insomniaque

26.3.03

( 21:36 )

Métabloguer

Ne cherchez ce mot dans aucun dictionnaire. Il veut pourtant dire ce qu'il veut dire : Bloguer sur le blog. Au même titre que la métacommunication consiste à communiquer sur notre façon de communiquer. Pourquoi je vous explique ça ? Parce que ce soir c'est tout à fait ce que je vais faire. Je vais bloguer à propos des Insomnies chroniques et vous faire part de quelques changements anodins mais non moins significatifs... :-) Ainsi, vous pourrez mieux me lire et naviguer plus aisément entre ici et .

On aura sans doute remarqué que Counting sheep n'est pas mis à jour très régulièrement. Ce n'est vraiment pas faute de tomber sur des liens et extraits intéressants mais disons que je n'ai pas toujours le réflexe de les signaler. Il faut que je me rende à l'évidence, avant d'être une blogueuse, je suis une diariste. Counting sheep est un peu ma cour arrière (ou mon arrière-cour ? ), là où je débute bien souvent mes promenades sur le net, là où je vous partage quelques liens et découvertes également, mais bien plus une section semi-privée où ceux qui ont la curiosité de cliquer découvrent mes coups de coeur et mes incontournables.

Je n'ai nullement l'intention de supprimer CS (pour les intimes, en opposition à IC pour les Insomnies chroniques) mais plutôt de l'utiliser pour ce qu'il est, c'est à dire un recueil de mes liens et découvertes. Il sera donc inutile que je maintienne la section des IC dans laquelle je consignais les liens de mes favoris.

Éventuellement je transformerai le layaoûtte... (euh...la présentation) de CS pour qu'elle s'harmonise un peu mieux avec celle des IC (qui subiront quelques changements aussi mais je ne sais pas trop quand...) Mais en attendant le vert printemps continuera de nous éblouir. Ne vous laissez pas arrêter par un détail, allez plutôt vite voir ma nouvelle liste de liens toute fraîche et n'oubliez pas d'y glisser votre souris doucement. (N'oubliez pas non plus de cliquer, vous pourriez faire d'agréables découvertes)

Alors voilà. Il paraît qu'on blogue comme on vit. De mon côté j'apprends, je me simplifie et surtout je m'harmonise.

Pas mal quand même :-)
# 91451719   L'insomniaque

( 18:02 )

Drôle de bête

Hi hi hi déja mercredi :-)Entendu sur la radio du taxi qui me ramenait chez moi tout à l'heure après que j'aie fait mes courses :

Voiture pour chien fumeur demandé au XXXX rue Chambord

On a les bêtes qu'on mérite je pense.
# 91440526   L'insomniaque

25.3.03

( 22:00 )

Clichés

J. est morte de peur et elle se déteste.
O. est triste jusqu'au fond de son âme.
J.R. croit qu'il n'a rien appris, qu'il ne sait rien faire.
D. a juste besoin qu'on l'aime comme il est.
D.C. a peur d'avoir tout oublié, de ne plus savoir faire.
L.M. est en colère. On l'a congédié par prudence.
M.J. n'est pas comme nous. Sa peau est juste un peu trop foncée pour vider les bassines convenablement. Ou alors c'est son accent.
M. est en prison parce qu'il n'a pas su payer ses tickets.
M.C. est seule, loin de ceux qu'elle aime.

Et on me demande quand est-ce qu'ils vont trouver du boulot. Je voudrais juste qu'ils sourient un peu, qu'ils voient comme ils sont beaux.

De toute évidence, ça ne compte pas.
# 91385914   L'insomniaque

( 21:46 )

C'est la guerre

InvolutionPartout. À la télé, dans mon ordi et un peu dans ma tête. Pourtant je reste convaincue qu'il y a moyen de faire autrement. Je n'ai juste pas encore trouvé comment. Je suis déçue et triste. En colère aussi.

J'aimerais tellement être moins émotive. Mais ça ne serait plus moi je pense. En attendant je cherche le côté du soleil. Quand j'aurai trouvé je vous l'indiquerai.
# 91385206   L'insomniaque

24.3.03

( 22:43 )

Juste quelques mots

Parfois je préfère dire les mots :-)

Pour entendre c'est ici.
# 91322402   L'insomniaque

23.3.03

( 15:38 )

C'est sa colère

Je sais que le soleil est quelque part...Que je ne peux plus contenir. J'ai compris. Elle vient de si loin sa colère et elle gonfle, elle gonfle. C'est une colère qui a germé dans la tristesse. Ce sont les pires colères. Le truc c'est que je ne peux ni la calmer, ni la régler. Je n'ai aucun pouvoir sur sa colère. C'est la colère d'un tout petit enfant qu'on a abandonné. Moi j'avais besoin d'aimer un homme, je n'ai rien vu venir. Le problème c'est que je lui ai donné deux fils qui ont fait grandir sa colère jusqu'à l'aveugler. Et comme je ne suis plus là pour tenter de tout adoucir c'est eux qui la reçoivent. Et plus nous nous débattons, plus ça serre. Il faut trouver un moyen de couper la corde sans tout balancer dans le vide. Je ne veux pas qu'il disparaisse, je veux juste que mes fils respirent. Et qu'ils sourient.

J'ai besoin de sagesse et de discernement. De force aussi. D'espoir surtout.
# 91237935   L'insomniaque