Insomnies chroniquesDans le silence de la nuit les idées de l'insomniaque s'agitent...toujours... |
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19.4.03 ( 10:38 ) Quête de sens
Ou fil de l'eau ? Je me pose continuellement la question. J'avance habituellement dans un équilibre instable et, disons-le, inconfortable, entre l'idée de prendre chaque jour comme il vient et celle de chercher la direction à adopter, le sens de ma vie. Ça finit par être épuisant. J'ai souvent l'impression que je vais avoir la réponse à la fin mais en attendant je vis avec cette frustration de ne pas détenir une information cruciale qui me rendrait... Plus efficace ? Non ce n'est pas le bon terme. Plus zen ? Peut-être pas exactement. Plus sereine en tout cas. Et moins éparpillée, ça c'est sûr. je pourrais dire: Tel est le sens de ma vie, voilà mon but et ce que je dois atteindre. Et là je vivrais un jour à la fois en prenant une décision de temps en temps, sachant très bien vers où je dois me diriger.
Mais ce n'est pas ça, pas trop non. Chaque jour je me demande si je ne me complique trop la vie ou alors je m'impatiente devant cette petite routine morne qui me donne l'impression de faire du surplace. De temps en temps il se produit quelque chose, un événement extérieur qui change la donne. Et là je me dis : Ça y est, c'est par là que je dois aller. Mais encore là les questions ressurgissent au bout d'un tout petit moment. Un proverbe dit : << Dans le doute, s'abstenir.>> Dans mon cas, si j'avais suivi ce principe, je crois bien que j'en serais encore au biberon...(Et encore, serais-je même née ?) Mais qu'est-ce que je raconte encore ? C'est pourtant ainsi que je me sens. Si la vie était un roman, il y aurait longtemps que j'aurais triché en allant lire la dernière page (je faisais ça tout le temps avant. Oui je sais, c'est pas bien). Mais là, aucun moyen de tricher. Zut.
# 92888609 L'insomniaque
17.4.03 ( 21:04 ) Il fait froid ce soir
Une sorte de froid humide qui transperce la peau et se rend jusqu'aux os. J'ai remis le chauffage mais j'ai toujours froid. Je me dis que ça doit être le fond de l'air qui est frais et c'est sans doute pire parce que je n'ai pas mangé. Pas faim. Pas soif non plus. Je ne pense pas être malade, je crois plutôt que ce sont mes pensées qui sont toutes tournées vers le dedans.
Curieux, je ne peux pas dire que je suis démesurément triste. J'ai bien eu une ou deux pensées empreintes de nostalgie à cause de la date mais j'ai tout de même traversé la journée de manière très correcte. je sens qu'il est là, tout près, et qu'il me souffle du courage. J'ai même appelé ma maman pour lui dire que je pensais à elle en ce jour. Même pas eu un sanglot, juste plein d'idées qui tournent dans ma tête. Comme celle de ce possible retour aux études. je m'aperçois que c'est solide, une manière de bâtir quelque chose pour moi. Je me demande quand même si c'est une idée égoïste. Je sais qu'en principe ça ne l'est pas mais ça va quand même toucher directement la vie de quelques personnes importantes pour moi. Je me dis aussi que ces personnes veulent forcément que je sois bien puisqu'elles m'aiment. Mais je suis un peu maladroite pour évaluer ce genre de chose. On m'a traitée d'égoïste tellement de fois dans ma vie et pour des raisons tellement contradictoires que j'ai oublié ce qu'était le vrai égoïsme. Je sais que je mettrais ma vie en jeu pour quelques personnes autour de moi si je pensais que ça pouvait les aider ou si elles me le demandaient. Mais je sais aussi que je désire être bien quelque part en moi, pour moi. Plus j'avance, plus je réalise combien on est seul à l'intérieur de soi, seul maître de son destin, seul capitaine. Même bien entouré on doit toujours garder le cap et les pieds sur terre. La tentation est souvent forte de s'en remettre à quelqu'un mais c'est un piège. Les gens autour de nous sont là pour partager ce qu'il y a de bon et de beau, jamais pour l'apporter. Je ne sais pas du tout ce que seront les années qui viennent, ce qu'elles m'apporteront, ce que j'y cueillirai, mais je sais une chose, je ne veux plus regretter ni attendre. Je veux aller à la rencontre de ma vie, marcher vers, même si ça comporte des risques et des inconvénients.
# 92809914 L'insomniaque
( 07:37 ) Daddy's little girl
# 92772069 L'insomniaque
15.4.03 ( 21:36 ) Jongler
Toute la journée j'ai joué avec mon idée du matin. Je l'ai examinée sous toutes ses coutures. Je l'ai écrite ce matin puis énoncée un peu plus tard. J'ai tenté d'imaginer ma vie durant ces possibles études et ensuite lorsqu'elles seraient terminées. Les portes qu'elles m'ouvriraient, les horizons qu'elles me permettraient d'explorer. J'ai vraiment réfléchi aux conditions de faisabilité de ce projet, je suis même allée surfer un peu pour trouver les programmes touchant le domaine qui m'intéresse, j'ai lu les conditions d'admission, les listes de cours...
C'est étrange comme ça me semble "la chose à faire" "celle que je désire vraiment" alors qu'hier je n'y songeais même pas. Ce n'est pas tout à fait vrai, j'y pensais depuis longtemps mais j'avais abandonné l'idée, je m'étais résignée à l'impossibilité de la réaliser. Et ce soir elle me semble de moins en moins impossible. Même que plus j'y pense, plus elle me semble tout à fait réalisable. Ça fait presque peur. Ce qui est certain c'est que ce projet me permettrait de poursuivre un but tout à fait personnel, quelque chose qui ne concernerait que moi. Il me semble que ça donnerait une dimension complètement renouvellée à ma vie professionnelle tout en me permettant de continuer à enrichir mon expérience présente. Ce qui m'inquiète un peu plus c'est le fait de retourner sur les bancs d'école. Je ne pensais pas un jour exprimer une telle crainte mais je me demande réellement si je serais capable d'y arriver. Est-ce que je pourrais replonger dans ce mode de vie où on a toujours quelque chose à faire, à penser ou à prévoir ? (en plus de tout le reste) Je sais que les cours me passionneraient, que j'adorerais échanger des idées, discuter, réfléchir... mais la discipline du travail intellectuel... Ça m'effraie un peu. Et puis il y a tout l'aspect matériel de la chose. Déjà que l'équilibre budgétaire n'est pas chose facile à atteindre pour moi et que l'insécurité financière me gagne facilement. Bon, je ne suis pas matérialiste par contre, cet aspect me sauverait peut-être. Ou pas. Ce soir en soupant j'ai lancé cette idée à Fredoux, juste pour voir sa réaction, ce qu'il penserait d'une maman qui va à l'école comme lui. À ma grande surprise il n'a pas réagi énormément. Il m'a simplement dit, très sérieusement : Tu sais maman, tu fais comme tu veux, c'est toi qui décide, mais, rappelles-toi que quand on prend une décision il y a toujours un risque de ne pas avoir pris la bonne, c'est comme ça la vie... Je me suis un peu étouffée dans ma soupe mais force est d'admettre qu'il a raison le bougre :-) Quoi que je fasse (ou que je ne fasse pas), il y a un risque. Aussi bien tenter de faire quelque chose qui me fait vibrer alors, ne serait-ce que pour ce que j'apprendrai en chemin. Demain je téléphonerai au département qui m'intéresse pour prendre des infos plus directes sur ce que je devrais préparer comme dossier d'admission et ce qu'on me créditerait possiblement en fonction de mes études passées et de mon expérience professionnelle (c'est un champ connexe). Ensuite on verra bien.
# 92686422 L'insomniaque
( 07:28 ) Nuit d'orages![]() Me rasseoir sur les bancs d'école. Travailler, travailler, travailler. Jongler avec mon budget et mes priorités (ça de toute façon....). Être stimulée, cotoyer des gens qui aiment aussi ce que j'aime. Suis-je capable ? Est-ce que je le veux suffisamment fort ? Ou alors est-ce simplement un relent de ma nuit ? Un rêve inatteignable ? Quoi qu'il en soit, ça fait du bien de débuter la journée avec ce projet. Ça donne envie d'avancer. On verra bien.
# 92643420 L'insomniaque
13.4.03 ( 10:59 ) Les rêves parfois c'est n'importe quoi...
Je n'aime pas trop rêver du boulot et encore moins le dimanche matin. Ce matin, juste avant mon réveil, je me trouvais devant un groupe de participants chercheurs d'emploi et je leur enjoignais, très convaincue, d'être sympathiques s'ils voulaient rejoindre les employeurs potentiels. Ça me semblait tellement logique au moment où je le disais que je ne comprenais pas qu'ils n'aient pas su trouver tout seul. Franchement.... Mon métier consiste à faire réaliser aux gens qu'ils doivent être sympathiques. C'est vraiment n'importe quoi...
Mais qu'est-ce qui rend ce rêve si marquant alors ? Pourquoi est-ce que je me sens poussée à l'écrire ici ? Aucune idée mais je le dépose quand-même. Je verrai bien à la relecture et à la réflexion.
# 92526672 L'insomniaque
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