dernière lune
 

Insomnies chroniques

Dans le silence de la nuit les idées de l'insomniaque s'agitent...toujours...

sauter 

Pourquoi?

Et avant?

5.4.03

( 17:12 )

Supporter l'absence

C'est beaucoup plus facile quand l'absence est remplie de lui ET de vie. L'essentiel est de ne pas oublier la vie. Jamais.

De toute façon, la seule vraie absence est à soi-même.
# 92058480   L'insomniaque

( 15:00 )

Je dois quand même dire

Que c'est bien agréable de retrouver mon silence ce week-end. J'aime la vie et les gens mais je pense que je m'aime plus encore, j'ai besoin d'être avec moi, de m'entendre et de me sentir.

C'est ma bulle et j'en profite bien.
# 92053456   L'insomniaque

( 14:52 )

Tant de choses

Là où je vis.Qui tournent en ce moment dans ma tête ; des douces, des tristes, des folles, des tordantes... Je me rassure en me disant que tout ça n'est que transitoire, l'entre-deux chaises, le trait d'union, le vent qui balaie. Il faut que j'y croie parce que sinon je n'arriverai pas à garder le cap. Et ça c'est très important, plus que jamais.

Mais qu'est-ce qu'elle raconte ?
J'en sais rien pour l'instant mais je sens que ça se précise.

Côté boulot, je me pose de plus en plus de questions. Toute l'énergie que je déploie est-elle une série de coups d'épée dans l'eau ? Suis-je rendue à autre chose ? Ai-je encore à donner ? Mais si je ne fais plus ça, qu'est-ce que je peux faire ? Il y a sûrement quelque chose quelque part mais quoi et où ? Bien sûr je veux travailler, me mettre à profit...., mais pas m'épuiser juste pour l'honneur. J'ai aimé mon métier pendant longtemps mais vient un jour où il faut bien s'avouer que ça devient vide. Je constate calmement que je m'approche de mes limites et je n'ai pas du tout envie de les franchir. Donc, je réfléchis.

Côté famille, j'arrive au bout d'une année de bouleversements et de réflexion profonde. Mon père est parti. ma mère vit sur une autre planète et mon frère dans un autre pays. Mes fils ont besoin de moi et moi j'ai besoin d'eux. Je dois trouver la voie pour me réconcilier avec l'acceptation de leur conception. Je dois concilier ce que je suis et ce dont j'ai besoin avec ce qu'ils sont et ce dont ils ont besoin. Je ne dois plus pleurer sur notre sort non plus, je dois construire : Moi, eux et nous. Il y a un équilibre, je le sais.

Côté personnel (oulah, ça englobe bien des choses ça...), je comprends de plus en plus clairement combien je me suis toujours définie par rapport à elle, ma mère. J'ai tant voulu être ce qu'elle voulait que je sois puis j'ai tant voulu être le contraire, que j'en ai perdu mon nord. Il est là quelque part, ma boussole n'est pas morte, heureusement. Mais je dois m'y retrouver. Finies la culpabilité et la colère qui me rongent mais je les remplace par quoi ? Par ma propre respiration. Par cette mélodie intérieure, celle qui joue doucement quand je suis près de moi.

Tout ça se précise. En tout cas j'ai de plus en plus l'impression de voir clair. Mais qui voit clair n'est pas pour autant à destination, il en a seulement la carte. Et cette carte n'est jamais complète, il reste toujours des sentiers à trouver, des reliefs à imaginer, des ponts à construire et des terrains minés à condamner. Sacré boulot.

Voilà dernièrement j'arpente ma vie, je la mesure sous un nouvel angle, j'accepte les responsabilités qui m'incombent et je liquide mes vieilles culpabilités inutiles. Me reste à corriger les plans et à diriger les travaux. ça a l'air tout simple comme ça mais, c'est ce que j'ai fait de plus difficile de toute ma vie. Tous les jours je manque de m'écrouler, je suis constamment tentée de baisser les bras, toujours confrontée à ce manque de foi en moi. je dois colmater ces brèches car ce sont les fondations sur lesquelles tout repose.

De temps en temps je m'offre une halte douceur, un repos qui me ressource, mais aucune illusion... C'est pour mieux continuer ensuite : Ne jamais confondre l'oasis avec la terre promise.
# 92053163   L'insomniaque

3.4.03

( 23:49 )

C'est peut-être l'air du temps

Il y a un an mon père se mourait doucement et moi je n'en savais rien. Comment peut-on ignorer ces choses-là ? Sans doute la peur de les confronter. Sans doute.
De nouveau le printemps et cette fois-ci c'est la guerre. Échos de ces batailles au loin, servis à la télévision. Qu'est-ce qu'il en aurait dit ? On se serait probablement disputés à ce sujet. Je n'aurais jamais pensé un jour que des disputes me manqueraient. C'est bête.
En fait, c'est le monde qui est bête. Il y a des soirs où je ne comprends plus rien.
# 91961271   L'insomniaque

2.4.03

( 22:55 )

Parfaite symétrie

Deux réveils séparés d'un océan. 6h19-9h16.
Hasard et coïncidence. Je ne sais pas pourquoi mais ça me fait sourire.
# 91888989   L'insomniaque

1.4.03

( 23:08 )

Appeler les choses par leur nom

Parfois, comme ce soir, il m'arrive d'avoir envie très fort de me délester de cette pudeur qui me colle aux mots et d'arriver à dire les choses comme elles sont Mais je ne le ferai pas, pas cette fois en tout cas. J'ai essayé et franchement, ça n'a rien allégé. Alors je me dis que de nommer les choses n'est pas toujours aussi libérateur qu'on veut bien nous le faire croire. Au contraire, parfois ça leur donne de la consistance et ça je ne veux pas.

Donc allez, c'est le mois d'avril, le printemps est déjà entamé et il y a la vie qui m'attend.
Je vais dormir d'abord.
# 91818519   L'insomniaque

( 07:29 )

Bon allez...

Mars est fini maintenant. On peut passer à autre chose. Ouf.
# 91769304   L'insomniaque

31.3.03

( 20:46 )

Cette petite voix dans ma tête

Vous savez, celle qui parle tout le temps ? Comme tout à l'heure en marchant vers le guichet automatique, je croise cet homme avec une poussette. Il s'arrête un peu et s'allume une cigarette. Dans la poussette, une petite fille, je crois (en tout cas c'était emmitoufflé en rose), on ne voit que le bout de son capuchon dépasser de la couverture (C'est qu'il fait plutôt froid ce soir vous savez) et ses jambes devant. Lorsque j'arrive à sa hauteur, l'homme repart en soufflant une bouffée de fumée... (Et c'est pas parce que je fume que je trouve que ça sent bon, en fait, dehors quand il fait froid, je trouve ça tout à fait écoeurant l'odeur de la clope). En me croisant il me jette un regard, en fait on se toise. Je ne sais pas du tout quel air j'avais mais je sais que le sien de regard était entre l'indifférence et la résignation. C'est alors que cette petite voix s'est mise à déblatérer dans ma tête : Mais où il va ? D'où il vient ? Pourquoi on sort avec une petite fille le soir quand il fait froid ? Ben non, pas une promenade, quand on se promène on sourit. Moi je suis presque sûre qu'il revient de la clinique médicale et que sa petite fille elle a une otite ou quelque chose... Ou alors oui, je sais, il a fini de bosser trop tard et là il vient d'aller la prendre chez la gardienne et la gardienne elle n'était pas contente et donc elle ne lui a pas souri... Ou encore....

Pfffttt ! Non mais il y a une façon de la faire taire cette pipelette ? Oh ? Écrire ? Bonne idée, je n'y avais pas pensé :-)
# 91746050   L'insomniaque

30.3.03

( 21:46 )

Si vous votez pour moi je promets...

De continuer à faire mon devoir de diariste régulièrement.

Sinon......
# 91680642   L'insomniaque

( 21:06 )

Devoir de blogueuse :-)

Je l'ai fait, j'ai voté. Ça n'a pas été facile mais ce qui est chouette c'est que ça m'a encore permis de découvrir plein de sentiers nouveaux, de pistes à explorer. Merci aux Blogs d'or juste pour ça :-)

Et puis en passant, il ne vous reste qu'un peu plus de 24 heures pour déposer votre vote. Bien sûr, les Blogs d'or seront attribués que vous votiez ou pas mais... Pensez-y, tout ce que vous pourriez ne pas découvrir... Enfin, c'est juste une suggestion :-)
# 91678540   L'insomniaque