1999 Et 2001 sera....

Au fil des mois

Le choc

Partie 1

Premiers pas timides.

Mars 1999

Le début de l'aventure de l'insomniaque. La fin d'une époque. En fait, je revenais d'un congé de maladie (burn-out, ça vous dit quelque chose?) de 5 mois durant lequel j'avais décidé de cesser de fuir ma vie et ce qu'il y avait au fond de moi. Le premier pas, en janvier 1999 avait été d'arrêter de fumer et le deuxième de recommencer à écrire(ce que j'avais toujours aimé mais que je ne me permettais plus depuis la naissance des garçons : j'étais devenue très très sérieuse). Les sujets abordés dans ces premiers balbutiements vont des multiples rôles à concilier pour l'insomniaque à l'affirmation de certaines idées et valeurs en passant par les soucis du boulot qui reprend et des concessions et contradictions vécues par les travailleurs du secteur communautaire. Si j'avais à choisir une entrée je vous inviterais à lire la chronique du 29 mars, Ponctualité.

Avril 1999

C'est le mois de la grève chez Bell Canada (qui, pour la deuxième fois en 10 ans, affligeait notre famille), le mois aussi des 12 ans de fils aîné. Plusieurs questions surgissent déjà à propos de ce journal, de l'anonymat des gens dans ma vie et du temps que je commence à passer branchée, du temps rien que pour moi mais enlevé aux autres... Une entrée à vous suggérer? Celle du 17 avril, Bleu électrique. Elle m'amuse et me parle de ce besoin de fantaisie et de vie qui m'animait encore et toujours.

Mai 1999

L'été qui se fait sentir, la grève qui se termine et l'insomniaque qui continue de s'interroger et à l'occasion de s'insurger. Grippe, otite et sinusite en plein milieu du mois. Comblée par mon boulot mais toujours embêtée par les conditions du communautaire. Ah et puis je ne suis finalement pas allée à la réunion des anciens du secondaire. Je crois, à postériori, que j'étais déjà en pleine redéfinition de mon identité, donc, dur dur d'être confrontée à son passé dans ces conditions. Une entrée qu'il me plairait de vous partager? Celle du 29 mai, Frédéric et moi, une très agréable balade à l'Île des Moulins de Terrebonne(un de mes endroits préférés)

Partie 2

Elle s'enracine

Juin 1999

Prise de conscience de l'importance et des implications que peuvent revêtir les relations virtuelles. L'odeur des vacances commence à se faire humer. Cette page a de plus en plus d'importance pour moi. Je commence d'ailleurs à tisser des liens et à recevoir des courriels de lecteurs. L'insomniaque touche le coeur. Elle a bien sûr un petit côté poético-rêveur et aime bien se faire plaisir. Deux entrées me plaisent particulièrement: le 25 juin, Ode aux jours de pluie et le 26 juin, La petite bleue.

Juillet 1999

Début de l'été et des vacances mais l'insomniaque ne se repose jamais et continue à s'interroger sur la vie et l'humanitude. C'est aussi le mois de l'arrivée du Hibou ôô. Collaboration transatlantique et échanges complices. Je vous suggère un bel exemple en lisant les entrées du 14 et du 16 juillet; Le hasard et Hasards et coincidences, vous y découvrirez le plaisir de la réflexion partagée.

Août 1999

Un peu euphorique par moment l'insomniaque ce mois-ci et à d'autres moments un peu déprimée. En fait on y apprend que l'insomniaque aime les anniversaires, à un point tel qu'elle en célèbre deux par année... Qu'elle a aussi retrouvée une vieille et grande amie. En fait, l'insomniaque était amoureuse ce mois-là mais rien n'a transpiré dans ces pages. Le jour de ses 38 ans ne sera pas oublié. Pourquoi ne pas lire l'entrée du 22 août, for old time'sake...Une fois de plus.

Septembre 1999

Le retour à l'école, le déclin de l'été, le début des deuils. Dernière contribution du Hibou ôô qui retourne à sa vie diurne, Insolente et rebelle, entrée à quatre mains. Il me manque cet oiseau de si loin mais jamais je n'oublierai le plaisir d'écrire en duo, de lire son écho, de rebondir sur ses mots et ses questions. Fin de l'été mais le chemin continue. Un pas de plus pour l'insomniaque. Deux entrées qui me sont très précieuses, les 29 et 30 septembre; Un ami et la suite.

Partie 3

Triste temps qui attend

Octobre 1999

Raisons d'écrire, le deux octobre. Entrée retenue par Philippe Lejeune dans son livre, Cher Écran. Pourquoi ce besoin d'écrire justement? Peut-être pour ne pas baisser les bras, pour ne pas me taire, pour garder un refuge. Ce mois d'octobre contient aussi l'entrée la plus courte qui s'intitule: Immensément....le 7 octobre. Mais celle qui représente le plus mon état d'esprit de ce mois là: Deuils et renaissances, le 26 octobre. Derniers jours du mois lumineux et magnifiques.

Novembre 1999

L'insomniaque réagit et reste debout. Elle a un trou en plein centre mais pas question qu'elle perde le nord. Dès le premier du mois elle se revampe; Nouvelle présentation (mais même vieille insomniaque) Elle parle de tristesse, de fragilité et d'imperfection parfaite. Le 7 novembre elle nous présente la toute petite insomniaque; Fragile. Elle lui fait une place parmi toutes les autres. Elle fait une grosse colère le 15 novembre; Déçue, et s'en excuse un peu le 18; Ma colère et moi. Bref, un mois plein de rafales et d'incertitudes mais pas question de m'écrouler. Et puis, dix mois sans fumée, c'est une belle victoire, non? L'automne glisse vers l'hiver mais le feu reste en dedans.

Décembre 1999

Encore un mois de lutte intense à l'intérieur. Comment vivre sans l'infini? se dit-elle... D'abord en s'enracinant dans la réalité et en acceptant, non seulement de voir mais aussi de dire et d'agir: Les yeux ouverts; le 1er décembre. Nouveau questionnement sur la pertinence d'un journal écrit à demi mot: Jusqu'où? le 8 décembre. Dur dur d'affronter Noel qui vient alors qu'on est loin de la fête. Mais il faut faire face, la terre tourne et le temps avance. Très nostalgique mais déterminée. Un homme lui avait fait lire: Comment vivre sans nous? Elle n'avait pas de réponse (même pas l'ombre d'un commencement) Maintenant elle découvre que l'ouragan intérieur est bien petit quand on regarde la planète: Tout petit; le 27 décembre. L'année se termine quand même sur l'espoir et la tendresse ainsi que sur le constat des dégâts: Le temps; le 30 décembre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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