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En marge; Clichés instants de mes états d'esprit* * Vous n'avez qu'à glisser doucement la souris sur les icones pour les découvrir. |
Miroir, ami parfois, ennemi souvent, instrument de réflexion qui nous invite à regarder, à examiner. C'est moi ça? Ah oui, si je me tourne un peu comme ça c'est beaucoup mieux. Voilà. Pourtant dans la réalité on me voit sous tous les angles, pas celui que je choisis. Zut. Narcissique, moi? Non, plutôt curieuse je dirais. Qu'est-ce qu'on voit de moi? Qu'est-ce que je peux bien dégager? Je sais bien qu'on ne va pas s'attarder sur tel petit détail comme je le fais. Mais ce petit détail fait partie de moi, tout comme les autres. C'est un tout que l'on voit, pas un collage de petits détails. Et ce que je dégage fait partie de qui je suis, non? Cela conditionne les réactions des gens autour, influence sur les relations. Et qu'est-ce qui m'amène à parler de tout ça maintenant? Eh bien, toute à l'heure je suis allée chez le coiffeur, la première fois depuis que j'habite Montréal. C'était donc un nouveau salon de coiffure. Comme on fait toujours dans ces endroits là, parce qu'on n'a pas vraiment le choix, je m'observais dans la glace pendant que Natalie s'affairait à couper mes cheveux. Il faut dire que je n'ai pas souvent entretenu des relations très amicales avec les miroirs. Il fut un temps où je les évitais à tout prix, quitte à faire un détour. Depuis un an ou deux je me suis quelque peu réconciliée avec eux, parce que je me suis d'abord réconciliée avec moi-même, il va sans dire. À travers ces changements de vie ma perception de moi-même a évolué. J'ai appris à me regarder plus tendrement, plus objectivement aussi. Bien sûr il y a eu de gros bouleversements dans ma vie, des mouvements, des décisions et à travers ça mon corps a changé. Eh oui... Il a eu moins besoin de protection je pense, ou alors.... Je ne sais pas trop...Mais bon, je me suis rapprochée de moi intérieurement comme extérieurement. J'ai appris le respect de moi-même. Jai retrouvé le plaisir d'habiter un corps, de le faire bouger, de respirer. J'ai perdu du poids, naturellement, sans violence, juste en prenant concience de ma façon de vivre et en apprenant à prendre soin de moi. J'ai laissé pousser mes cheveux. Ça semble peut-être bien anodin cette histoire de cheveux mais j'ai toujours aimé porter les cheveux plutôt longs et pendant plus de dix ans je les ai portés courts parce qu'on me disait que ça m'allait mieux, que les cheveux longs c'étaient pour les jeunes filles, les étudiantes...pas pour les vraies femmes...Et moi j'avais tout acheté ça. Je m'ennuyais de mes cheveux mais j'avais si peur de déplaire... Ces derniers mois j'ai revu quelques ami(e)s d'enfance et d'adolescence avec qui j'étais restée en contact occasionnel et le commentaire qui est revenu souvent de leur part c'est qu'on me reconnaissait enfin... Ça tombait bien parce que moi je sentais que je me retrouvais. Et là, toute à l'heure, devant la glace chez la coiffeuse, j'ai réalisé que j'étais enfin capable de me regarder en souriant. Sans peur ni chagrin. Et ça c'est quelque chose. Bien sûr j'ai encore des pas à faire (et j'en aurai toujours) mais cette paix à l'intérieur de moi vaut largement tout le travail. Attention, insomniaque en devenir.
À très bientôt,
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