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En marge; Clichés instants de mes états d'esprit* * Vous n'avez qu'à glisser doucement la souris sur les icones pour les découvrir. |
Naive, oui je le suis. Habituellement je préfère me dire ouverte. Je pense que pour manifester l'ouverture il faut absolument cultiver une certaine dose de naiveté(désolée, je n'arrive pas à localiser le tréma sur ce clavier) Ma dose à moi est plutôt élevée, je le concède. Mais suite à une discussion un peu brouillée avec un ami, j'en viens à me demander s'il ne me manque pas le gène de la méfiance quelque part, cette défense naturelle qui contribue à la survie (on comprend bien pourquoi). Bon, je vois bien que je ne vais pas pouvoir m'arrêter là, sans quoi je vais confondre les lecteurs qui ne me connaissent pas personnellement... Mais j'ai du mal à prendre de la distance par rapport à cette discussion et à ce qu'elle a fait naître en moi comme émotions contradictoires. Peut-être que si j'arrive à l'écrire ici ça me permettra une meilleure analyse. Du moins cela jettera-t-il des pistes.... J'ai connu, il y a presque 2 ans, un mini cataclysme dans ma vie amoureuse. Un coup de foudre. Une histoire sans queue ni tête qui m'a engouffrée corps et âme sans même que j'aie eu le temps de me poser une question. Sans même le temps de penser qu'il y avait là une question à se poser... Je n'en ai jamais parlé ici parce que je n'aurais su l'expliquer et, bien honnêtement, j'avais peur de ne pas être comprise et d'être jugée. Bon, il y a bien des éléments que je continuerai de taire parce que c'est mon jardin secret mais l'essentiel est de dire que j'ai cru à ce moment là que la terre bougeait sous mes pieds et que j'avais enfin rencontrée ma moitié dans l'univers.... Quel terme...en le relisant je réalise à quel point je m'étais laissée glisser vers les rêves innassouvis de mes 15 ans... Mais à ce moment là c'était la plus grande évidence qui s'imposait sans même me donner le choix. Bien sûr si j'en suis à vous écrire tout ça c'est que ça ne s'est pas conclu favorablement mais tout ce que j'ai vécu à travers cette histoire qui s'est trainée avec ses hauts et ses bas pendant plus d'une année, m'a appris quelque chose sur moi. Ne serait-ce que de me rappeler que j'étais toujours vivante et que j'avais envie de vivre très fort, d'aimer, d'écrire, d'éclore, d'avancer. Et j'ai tenu le cap. Certains jours moins bien que d'autres mais je suis toujours ici, plus vivante que jamais. C'est le cadeau que je retire de cette période de ma vie. Et rien que pour ça elle aura valu la peine. Pour bien d'autres éléments aussi d'ailleurs. Je parle seulement de moi parce que c'est mon analyse à postériori mais je peux raisonnablement penser que cet homme a vécu tout ça avec la même violence et la même...naiveté... que votre insomniaque. Seulement ce n'est pas son histoire que j'écris ici mais la mienne et ce, pour un but bien précis. Cet ami, de qui je me sens très proche, m'a exposé (sans méchanceté je tiens à le préciser) sa vision de ce que j'avais vécu et des conclusions qu'il en tirait quant à mon comportement vis à vis des autres, notamment au chapitre amoureux. Il a tenté de me démontrer(à partir des faits que je lui présentais) que des signes avant-coureurs de l'échec d'une telle histoire et du manque de limpidité des intentions de mon partenaire existaient et que j'aurais normalement dû les voir... Du moins aurais-je dû m'arrêter et me questionner... Il a peut-être raison. Mais à cette époque je n'aurais jamais pu le faire. Et l'aurais-je pu que je n'en aurais probablement pas eu envie. Parce que je me sentais à l'orée d'un nouveau pays et que je voulais tout voir, tout goûter, tout connaître. J'étais en état d'ouverture. Mais cette ouverture n'est-elle pas plutôt un excès de naiveté nourri par la soif découlant du grand désert affectif que j'avais traversé jusque là?...Peut-être... Mais toutes les histoires d'amour ne peuvent-elles pas être cela au début? Et ensuite on les qualifie autrement selon le chemin qu'elles prennent? Ne pourrait-on pas disséquer rationnellement chaque histoire naissante, chaque couple en devenir et y trouver des preuves de manques et d'aveuglement? Moi je sais que je peux le faire, il m'arrive souvent de faire l'exercice mentalement. Et je me trompe (sur le pronostic) dans la plupart des cas. Quelquefois j'ai raison mais je peux aussi attribuer ça aux règles de la probabilité... Et puis, l'amour n'est-il pas une route éminemment dangereuse, comportant plus d'écueils et de risques que de gages de succès? Et puis, tant qu'à y être, qu'est-ce que le succès en matière de relations amoureuses? La durée? ou les opportunités d'apprentissage et d'évolution qu'elles nous amènent? Je serais portée à choisir la deuxième option. Et pourtant dans la société, bien qu'on parle sans cesse de la deuxième option, on valorise dans les faits la première. Régulation sociale peut-être? Idéalement une combinaison des deux facteurs serait bien mieux. Mais à quel prix parfois? Quelles oeillères doit-on porter? Il y a des couples qui durent et qui s'aiment sans entraver la croissance des individus qui le composent. Ce sont des exceptions mais quand on les croise on en ressort rassuré. Mais ces couples n'ont-ils pas pris les mêmes risques que les autres au début de leur histoire? N'ont-ils pas vécu les mêmes emportements? Je suis encline à le croire. Mais je me trompe peut-être. Enfin, je crois que ce qui m'a blessée dans les mots de cet ami c'est surtout cette vision froide et rationnelle qu'il présentait (alors que lui a eu ses emportements à l'occasion...) et cette impuissance que j'ai alors ressentie à correspondre à un modèle. J'ai ouvert la porte, j'ai brulé un peu mes ailes aux chauds rayons du soleil. Mais je ne veux plus de cette ombre froide dans laquelle je m'étais enfermée. Je sais maintenant que le soleil brille. Je voudrais seulement apprendre à l'absorber sans me consumer de sa chaleur. Mais pour cela il me faut bien conserver une certaine ouverture(voire naiveté) sans quoi je n'ouvrirai plus jamais la porte à moins qu'on ne me montre patte blanche à travers la serrure. Et croire à ça, d'après moi, ce serait de la grande naiveté car on sait bien que les relations amoureuses ``clé en main`` n'existent pas. Et c'est tant mieux. Juste des occasions d'apprendre. Et puis à mon avis ça vaut aussi pour toutes les relations humaines. Alors tant pis pour les risques de blessure. Le valeur d'un voyage n'est pas sa destination mais plutôt la route qu'il nous amène à suivre, non? (je crois que quelqu'un a déjà dit ça avec des mots beaucoup plus simples...) Mais ce raisonnement est-il une construction pour justifier une construction interne faussée? C'est le germe de doute que cet ami a jeté dans mon esprit. Je ne sais pas si j'arriverai à trouver la réponse mais ça me permettra de réfléchir. Merci ami. Grâce à tes mots (et à mon ouverture...) je vais peut-être faire un pas de plus...
À très bientôt,
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![]() Un p'tit mot? |