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En marge;

Clichés instants de mes états d'esprit*

En ce moment j'écoute:  La respiration très profonde de mon fils qui dort. Sommeil bien mérité, mon Fredoux travaille fort ces temps-ci :-)

Question récurrente: Montrer mon visage; signe d'authenticité ou besoin d'être rassurée?

Question latente: Vais-je déménager cet été? Si oui, où?

Ce dont j'aurais très envie en ce moment: Que ma tête passe en mode week-end...;-)

Constatation plaisante: Il me reste deux matins prolongés avant de devoir à nouveau régler mon réveil à 6 heures am...:-)

* Vous n'avez qu'à glisser doucement la souris sur les icones pour les découvrir.


Vendredi le 19 janvier 2001,

C'est qui moi?

Assise devant mon écran depuis de longues minutes, je me pose cette question... En fait, honnêtement, elle me tambourine l'esprit depuis toute la journée. C'est grave vous pensez, une femme de 39 ans qui se pose ces questions?

En réalité ce que je me demande c'est plutôt où je dois fixer mon esprit parce que depuis quelques temps mes différentes facettes semblent vouloir s'entrechoquer comme du verre. Et ce qui m'irite c'est le grincement que ça finit par provoquer. Pas comme un ensemble bien poli, non, plutôt comme une multitude de pièces qui ne sont pas ajustées entre elles...ou si peu...

Comme par exemple, toute à l'heure, assise au bord du lit de Frédéric, en bonne maman-oiseau, à lire les aventures de Harry Potter(eh oui, moi aussi...) avec toute l'expression et l'enthousiame que le récit commandait. Complètement là mais à la fois toute ailleurs... Partie rejoindre la petite fille on peu rêveuse qui dévorait les Comtesse de Ségur en imaginant les lieux, les personnages, les couleurs, les sensations et même les odeurs...

Ou encore un peu plus tôt ce soir, invitée avec Fred à souper chez une amie, à dévorer des tacos authentiques et délicieux (une découverte, rien à voir avec ceux qu'on trouve dans les épiceries...), à rire et à bavarder, à appliquer du vernis à ongle vert sur les petites mains offertes d'une princesse en devenir, à échanger des confidences, à regarder des photos, tout en songeant très fort à quelqu'un qui occupe souvent (trop?) mes pensées dernièrement, à me demander si lui pensait à moi au même moment, à m'imaginer que.... Enfin, vous saisissez le portrait....

Puis maintenant, en écrivant ces lignes, tout en me demandant ce que je prioriserai dans ma journée de demain, si je ferai des courses, du ménage (beurk) ou si je me laisserai vivre, tout simplement, absorber par mes pensées, mes envies, mes questions incessantes...

Tout ceci en m'interrogeant sur ce qu'on comprendra de ce texte, ce qu'on percevra de moi, ce qu'on en concluera. Parce que c'est évident pour moi que chaque lecteur pose son diagnostic personnel sur qui je suis, ce qui m'anime. Mes écrits sont un trou dans ma serrure personnelle, on y lit à travers mais on ne capte jamais le portrait global (d'ailleurs, j'y arrive difficilement moi-même). Mais finalement qu'est-ce que ça change? Chaque personne qui vient me lire le fait pour des raisons personnelles que j'ignore pour la plupart du temps et c'est très bien ainsi. Enfin, c'est correct....

Oufff...Quel tourbillon de pensées... Comment puis-je les fixer, ne serait-ce qu'un petit moment, le temps de les jauger un peu mieux?

La vraie question est à quoi me sert cette page, ce lieu...? Y jeter quelques pensées diffuses et tenter de les lier de façon minimalement cohérente pour me rassurer, m'ancrer, démêler l'écheveau de mon discours intérieur et m'étonner d'y retrouver un quelconque fil conducteur? Mais qui c'est moi sous ces mots qui se posent sur l'écran comme une nuée d'éphémères? Sans doute une insomniaque... Ce n'est pas pour rien....

Mais bon, trève de questions sans réponses, le fait est que je me demande vraiment si j'ai envie de continuer ce journal. Pas parce que je n'aime plus écrire, bien au contraire, mais je me sens tellement impuissante à saisir un portrait clair de qui je suis.

Et pourtant, paradoxe parmi les paradoxes, il me semble qu'en ce moment je n'ai jamais été plus proche de mon centre de gravité.Alors, pourquoi est-ce si difficile de le dépeindre avec mes mots?

Bon, je crois que l'insomniaque a besoin d'une cure de sommeil et d'un (gros) soupçon de légèreté. Mais tant qu'elle écrit il y a de l'espoir... Du moins pour elle...

Mais qu'est-ce que je dis moi?

 

À très bientôt,

(sans doute)


L'insomniaque :)

 

il y a un an le 20/01/00
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insomniaque1@sympatico.ca
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