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Samedi le 11 décembre 1999,

Un grand silence,

presqu'assourdissant, du dehors comme du dedans, un silence qui crie le vide. Voilà comment je me sens ce soir. Il y a sûrement quelque chose à entendre au fond de ce silence, mais j'ai beau être à l'écoute, je reste sans réponse. Je sens bien quelque chose qui veut s'agiter, des signaux qui tentent de se former, mais rien ne semble surgir vraiment.

Ce soir je me sens vide, comme placée devant un grand Rien qui pourrait être un grand Tout si j'en trouvais la clé, si j'arrivais à décoder ce qu'il y a devant moi. Ça viendra sans doute. Je suis ce que je pense. Hum.... Intéressant.

En me relisant je me dis que je dois vous paraître bien désespérée. En fait, il y a de ça, mais il y a aussi une insomniaque qui apprend à nager, une insomniaque qui tente de se poser les vraies questions, qui s'accroche coûte que coûte et qui ne baisse pas la tête et ne se résigne pas (surtout pas).

Si, comme Kalil Gibran l'a dit, on ne peut atteindre l'aube (période lumineuse s'il en est une) sans passer par la nuit, et bien soit, je profite de cette nuit qui par moment me paraît froide et humide, pour tirer tous les enseignements possibles.

Je traverse présentement une période difficile mais très importante de ma vie.  Il n'est pas question que je me laisse couler, malgré l'envie insidieuse qui tente de se faire une place. J'en sortirai grandie, encore plus près de mon essence, plus belle, plus vraie.  Pour l'instant je sens surtout la déchirure mais je sais que sous cette ancienne peau il y a une insomniaque toujours insolente et rebelle. Il s'agit que je continue à marcher et j'y arriverai.

Tout ceci me rappelle un peu les grosses tempêtes de neige dans mon enfance, lorsque je devais me déplacer à pied à l'extérieur. Il m'est arrivé de penser que je n'y arriverais jamais, qu'il faisait beaucoup trop froid, que la neige et le vent fouettaient beaucoup trop mon visage. Parfois je ne sentais presque plus mes jambes ou je ne voyais plus grand chose devant moi. Mais à chaque fois je me concentrais à continuer d'avancer, un pas de plus, encore, un autre... Malgré cette grande désolation extérieure, je continuais parce que je m'imaginais à l'intérieur, au chaud, à observer cet enfer glacial par la fenêtre. Et ça se produisait toujours (la preuve: je suis ici pour vous le raconter;), je sais donc que souvent le secret pour traverser ces grands blizzards de neige ou de vie, c'est un pas de plus, l'esprit envahi par la chaleur de la réussite, de l'atteinte de l'abri, la fierté d'avoir tenu et appris. Voilà.

C'est pourquoi ce soir je ne vais pas rester dans cette triste ouate silencieuse et glacée. Je vous dépose ma peine et je fais un pas de plus. Un tout petit pas mais tout de même, je refuse de m'enfoncer.   Alors, tête haute, sourire et ouverture (hum... j'essaie, j'essaie, mais ça viendra... J'en ai deux sur trois facilement et le sourire.. ben j'y travaille, très très fort:)

                                                  À bientôt,

                                       L'insomniaque :)

PS: Vous aurez peut-être remarqué que j'ai changé le gif animé du petit panda pour le courriel pour le remplacer par celui de la lune(juste en bas) Eh bien, c'est un petit pas. Je n'en pouvais plus de voir ses grands yeux tristes.... Aussi mignon qu'il ait pu être. Mais vous pouvez quand même me glisser un mot :)

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Un petit mot?

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