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En marge; Clichés instants de mes états d'esprit* * Vous n'avez qu'à glisser doucement la souris sur les icones pour les découvrir. |
La tour, celle qui tombe, dont les débris s'envolent et se déposent, la tour qui s'écroule pour mieux se reconstruire. Voilà qui je suis aujourd'hui. L'image est peut-être violente, compte tenu de l'actualité mondiale et j'avoue que j'ai hésité avant d'utiliser cette comparaison, mais c'est vraiment l'analogie qui me convient. La tour est une construction qui s'élève, elle est faite de matériaux qui s'appuient les uns sur les autres, se soutiennent mutuellement. Une fois en place elle est sensée être solide et résister aux chocs extérieurs, aux chocs normaux.... La vie est une construction qui s'élève, jour après jour, s'appuyant sur la matière du passé pour résister aux vents violents, aux secousses du sol, aux perturbations atmosphériques. Mais contrairement à la tour, elle n'est pas immuable, il peut arriver qu'elle doive se réinventer. C'est ma vie présentement. Ceci peut aussi sembler bien dramatique mais au fond il ne s'agit que la recherche d'un nouvel équilibre. Du remplacement des anciens matériaux pour mieux s'adapter à un nouvel environnement. C'est une expérience à la fois créative et inquiétante et je me rends compte qu'il est fort difficile de la décrire avant qu'elle ne soit bouclée. Il faut comprendre aussi que dans la recherche d'équilibre on doit d'abord passer par le déséquilibre, l'incertitude et la perte. Je suis entre deux états. Déjà les bases du passé se retirent et les nouvelles fondations se laissent pressentir mais ne sont pas installées. Et bien sûr, tout système en déséquilibre a tendance à rechercher l'ancien équilibre tout en se persuadant faussement qu'il a besoin des anciennes matières sans lesquelles il va s'écrouler. C'est classique et je n'y échappe pas. Mais j'apprends. L'écroulement n'est pas toujours un désastre, c'est parfois la chance de repartir. Mais tant et aussi longtemps que ça bouge dedans et dehors, il faut rester vigilante et savoir prendre son mal en patience. Désormais il faut que j'apprenne à jongler avec la nouvelle donne et à faire mon deuil de l'ancienne. Ma famille et mon couple sont choses du passé, du moins sous l'ancienne forme. Mes vingt ans aussi. Je dois aussi éliminer l'idée de perfection et de performance qu'on m'avait inculquée(j'allais dire innoculée...)ainsi que celle de la sécurité qui arrive de l'extérieur. Je dois les remplacer par la dignité et la fierté de suivre mon chemin. La force d'assumer ma propre sécurité, le plaisir d'enfin découvrir la femme que je suis. Je dois aussi réinventer ma relation avec mes fils. Je ne peux plus être le centre de leur vie, nous devons marcher les uns vers les autres, je ne transporte plus le monde et leur vie sur mes épaules. Ouffff..... L'hiver approche et il me reste encore bien des nuits froides à traverser. Des moments de tristesse et de silence, des peurs et des revers, mais il est hors de question que l'on m'enlève l'espoir de la reconstruction, comme le printemps finira immanquablement par réapparaître. Et l'été. J'y crois.
À très bientôt,
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