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En marge; Clichés instants de mes états d'esprit* * Vous n'avez qu'à glisser doucement la souris sur les icones pour les découvrir. |
3 jours sur Laval, mais pas PQ.....plutôt en Mayenne, quelque part au centre du nord-ouest de la France. Et rien à voir avec ville gigantesque(en terme de surface) et sans âme (en fait, Laval, PQ est un regroupement de municipalités situées sur la même île et liées entre elles par des centres commerciaux, des commerces divers et quelques autoroutes) mais plutôt une agglomération entourée de verdure et pleine d'histoire(elle fêtera bientôt ses...mille ans...) ou la vie est douce à défaut d'être palpitante. Le matin du 3 août, je me réveillai donc à Ernée(environ 20 minutes de Laval), vers 7 heures du matin, et je savourai un peu ce moment en écrivant quelques cartes postales(que j'avais achetées à Trouville la veille) devant ma fenêtre ouverte qui donnait sur les toits tout en écoutant le chant des coqs dans la campagne environnante. Après m'être douchée(sous un jet d'eau un peu piteux) et habillée, je téléphonai à l'ami qui venait me prendre ce jour-là(qui s'était un peu inquiété de mon silence de la veille) et nous prîmes rendez-vous sur la Place de l'Église vers la fin de l'avant-midi. J'avais donc quelques heures devant moi et je décidai que dès que j'aurais pris mon petit-déjeûner, je m'aventurerais dans la ville pour trouver des timbres et quelques babioles dont j'avais besoin. Je descendis donc dans la hall de l'hôtel de la Poste et la réceptionniste m'indiqua que tout ce dont j'avais besoin pour le petit déj' se trouvait dans la pièce à côté. Elle m'aida quand même à préparer mon café crème (la machine était fort impressionnante). Je m'installai seule à une table dans la pièce maintenant vide et je savourai café et baguette en regardant le petit village s'éveiller et s'activer par la grande fenêtre qui s'ouvrait sur la Place et ses magasins. Ensuite, après avoir interrogée à nouveau la réceptionniste très gentille mais visiblement peu habituée à recevoir des touristes(je crois que l'hôtel accueille principalement des voyageurs commerciaux locaux), je réussis à savoir où je pouvais "possiblement" me procurer une carte téléphonique, des Nicorettes et des timbres("parce que madame veut des timbres aussi?... Euh...oui..." Exigeants ces touristes, non? ). J'obtins aussi les indications du chemin pour venir à l'hôtel pour mon ami qui ne connaissait pas. Après lui avoir téléphoné à nouveau avec ces indications presque précises... je m'aventurai dans la rue et partis à la recherche de mes effets manquants. D'abord au café d'en face où on devait vendre des cartes téléphoniques le patron(je crois bien) m'indiqua laconiquement qu'ils étaient fermés. Un peu déconfite par ce premier accueil, je continuai ma route jusqu'à la librairie...fermée pour les vacances. Qu'à cela ne tienne, je marchai jusqu'au bureau de tabac juste à l'angle, fermé pour les vacances.... Je commençai à croire que j'étais tombée dans un village fantôme. Toute américaine que je suis, il était impensable que des commerces aussi fréquentés normalement puissent "fermer" pour les vacances. Ici les commerçants ne prennent pas de vacances ou alors se font remplacer. Mais de toute évidence, j'étais ailleurs et je n'allais pas me laisser démonter. En revenant sur la rue principale, je finis par trouver un commerce d'appareils électroménagers où l'on consentit à me vendre une carte téléphonique. Ensuite, un bureau de tabac(le seul du coin je crois) ouvert pendant les vacances, me vendit des timbres et je pus poster mes cartes. Finalement, une pharmacienne jeune et fort sympathique, me vendit des Nicorettes avec sourire et patience tout en me demandant d'où je venais avec ce "charmant accent" (que je faisais de mon mieux pour atténuer pourtant....). Satisfaite de mes achats et de ma promenade, je remontai à ma chambre pour boucler mes bagages et attendre mon ami qui devait venir bientôt. Je m'installai sur la Place de l'Église et guettai toutes les 205 rouges qui venaient et je me rendis alors compte que c'était une voiture fort populaire dans le coin.... Finalement mon ami arriva et nous nous reconnûmes tout de suite. Bise un peu timide au début, nous embarquâmes mes bagages dans le coffre et nous installâmes dans la voiture où il me proposa tout de suite de voir les dernières photos qu'il avait fait développer de son coin à lui. En les regardant la complicité commença à s'installer et elle ne fit que grandir dès lors au fur et à mesure que mon séjour se déroulait. En route vers Laval, il me présenta les environs et je n'avais envie que d'en savoir plus. Arrêt obligatoire chez Carrefour, une première pour moi(Avec Carrefour, je positive ;-), afin de faire quelques provisions pour nos prochains repas, puis direction chez lui, qui allait aussi devenir chez moi pour quelques jours, je le sentais déjà. De mon arrivée à Laval comme telle, je me rapelle surtout du plaisir que j'eus à poser les yeux sur les lieux qu'on m'avait décrits si souvent et que j'avais parfois vus en photos. Je me rappelle aussi de l'accueil simple et sans histoire que me fit mon ami et de ma facilité à me sentir à l'aise chez lui dès les premiers instants. Il y a bien aussi nos conversations pour faire connaissance dans le terrestre, notre premier repas(une lasagne congelée au poulet et à l'aubergine de chez Carrefour), notre balade à pieds après le souper dans le vieux Laval où je me sentais à la fois étrangère et familière. Je me rappelais les paroles d'une collègue de travail d'origine lavalloise qui m'avait prévenue que Laval était le milieu de nulle-part.... Eh bien, il fallait croire que j'aimais bien être nulle-part et que ce plaisir allait grandissant. Ce soir là, je m'endormis épuisée, la tête sur un oreiller trop plat et trop carré(Hé oui, il y a des différences culturelles majeures jusque dans les habitudes de sommeil ;-) mais surtout heureuse d'être là, en France, en Mayenne, à Laval, chez mon ami doux.
À très bientôt,
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