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En marge;

Clichés instants de mes états d'esprit*

En ce moment j'écoute: Une chanson-cadeau que j'ai reçue aujourd'hui; We dance. Pavement. Très doux .

Constatation du week-end: Ça fait vraiment du bien d'avoir du temps à moi :-)

Précision: J'en veux encore plus....

Ce dont j'aurais très envie en ce moment: Bouquiner dans une vieille librairie :-)

Résultats des recherches pour un logement jusqu'à maintenant: Pas été visiter le logement dont on m'avait parlé hier... Maybe tomorrow...

* Vous n'avez qu'à glisser doucement la souris sur les icones pour les découvrir.


Samedi le 5 mai 2001,

Évidences,

qui apparaissent tout à coup alors que je retrace quelques sentiers de vie pour expliquer à une nouvelle amie qui je suis et d'où je viens. On devrait toujours avoir à expliquer sa vie pour pouvoir en faire la relecture. Un sens tout simple qui s'impose alors qu'hier je n'arrivais pas à voir le portrait clairement. Les brouillards sont levés, enfin, une partie.

Rencontre pleine de lumière et de chaleur dans mon bunker cet après-midi. J'adore prendre le café le samedi. J'adore l'offrir aussi, avec un bout de chocolat et plein de confidences.

Et c'est grâce à cet échange que ce soir je me sens en paix avec cette envie de partir qui me turlupine depuis quelques temps. Dire que je me sentais coupable, que j'avais peur que partir ne dissimule la fuite...

Et ce soir en marchant dans le crépuscule doré, je regardais les petits chemins tracés par les branches contre le ciel, de multiples routes. Et chacune d'elles avec un sens différent. Il arrive que la corde du cerf-volant soit un guide mais parfois aussi une entrave.

Bon, attention, je ne suis pas en train de faire mes bagages, juste de me réconcilier avec cette partie de moi qui cherche à s'envoler. Elle ne le fait pas pour renier ce qui existe autour. Elle est comme ça, c'est sa nature, ses racines sont dans le ciel et elle a de grands yeux.

Depuis toujours j'ai appris une façon de vivre près du sol et sans danger mais depuis toujours je me suis arrangée pour tirer sur le fil juste assez pour déranger mais pas suffisamment pour le rompre. Pourquoi?

Je réalise que je dérangeais bien plus. Ni tout à fait en accord avec ce qui était, ni assez forte pour réinventer ma propre vie. Alors je laissais libre cours aux circonstances... Mais celles-ci sont de bien piètres meneuses et des accusées sans défense en cas d'échec.

Rien qu'une prise de conscience et surtout une libération. Il reste encore tout à faire.

Réflexion aussi sur la portée d'internet et son impact dans notre vie. Plus qu'une toile séduisante. Un nouveau mode de communication entre les gens. Et un mode là pour rester. Il reste à l'intégrer dans notre vision limitée des choses.

Mes fils vivront dans un monde où l'information et la communication n'auront plus de limites géographiques ou temporelles. Moi je dois apprendre à vivre avec cette nouvelle réalité. Ni bien, ni mal en soi, seulement différente. Un autre monde mais toujours habité par l'humain avec ses grandeurs et ses petitesses.

À propos d'information facilement disponible, je suis allée surfer hier sur des sites qui traitaient du cancer. J'ai trouvé plein de documentation concernant l'état de mon père. Depuis, j'ai un peu froid dans le dos. Je crois que l'ignorance comporte ses avantages et la connaissance est parfois très dommageable pour l'espoir.

C'est très étrange de sentir la vie couler. Marie Claire Séguin, une chanteuse d'ici que j'aime bien écouter de temps à autre, expliquait entre deux chansons lors d'un spectacle auquel j'avais assisté que nos parents étaient pour nous des témoins de nos existences et que lorsqu'ils partaient on devait apprendre à vivre sous notre propre regard. Ça m'avait frappée à ce moment et fait bien réfléchir. Je crois qu'elle disait vrai. On a beau aimer (ou pas) nos parents, considérer qu'on a été (ou non) bien pourvu à ce chapître, il demeure toujours que nos parents nous regardent vivre et dans leurs yeux on prend la mesure de notre existence. La vraie maturité consiste à exister devant ses propres yeux. Et si on n'y parvient pas naturellement la vie nous pousse immanquablement vers cette éventualité.

J'ai du mal à m'exprimer à ce sujet. Mais j'ai l'intuition très forte que c'est très important que je le fasse. Sinon y'a quelque chose qui va se bloquer en moi, je le sens. Merci d'être indulgent devant ma réflexion encore sommaire. Merci d'être là.

Et puis ce soir j'ai très envie de vous offrir une autre photo. Une partie de ma vie dont je suis à mon tour le témoin. Quelqu'un pour qui j'ai l'indulgence que je n'ai pas envers moi. Un des deux oisillons à qui j'essaie d'apprendre à voler. Fredoux au bord de l'eau à Pâques.

Celui que je regarde regarder

 

À très bientôt,


L'insomniaque :)

 

il y a un an le 05/05/00

Il y a deux ans le 05/05/99


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