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En marge; Clichés instants de mes états d'esprit* * Vous n'avez qu'à glisser doucement la souris sur les icones pour les découvrir. |
Ici, aujourd'hui, en ce moment. Je me sens bien étrange, comme un peu engourdie. Surtout en relisant ce texte , écrit il y a une année, le 8 décembre 1999. Tout ce qui est mentionné ou impliqué dans cette entrée a bougé tel que prévu. Mais il me semble que j'ai perdu contact avec l'énergie qui m'habitait à cette époque. Est-ce momentané? Un peu de fatigue? Trop de chemin franchi en trop peu de temps?... Je n'en sais rien mais quand je relis mes mots une tristesse m'envahit. Comme si je réalisais que tout ce que j'ai franchi cette année n'est que le début du chemin. Il reste à reconstruire. Et là, je ne me sens pas la force nécessaire. Ou peut-être que si, c'est juste la direction dont je ne suis plus certaine. La peur de l'inconnu?... Pourtant je ne suis pas déprimée, pas vraiment en tout cas, juste un peu désorientée, besoin d'une halte mais je ne trouve pas l'abri, ou alors je me refuse la facilité. Drôle de phénomène également, bien que je sois une personne assez positive et au moral plutôt bon, ces derniers temps je me découvre hypersensible, presque vulnérable. Comme toute à l'heure quand j'ai croisé un ami sur icq et qu'en passant il m'a mentionné les Fêtes qui arrivent, sans que je puisse rien faire mes yeux se sont mis à piquer et à s'humidifier. Pourtant rien à voir, cet ami me saluait gentiment, pas à lui déverser mes soucis existentialistes(même si il a bien essayé de me remettre sur une piste plus positive, c'est un ami de la meilleure catégorie), ça m'a plongée dans mes pensées. Je sais que ce sera le premier Noel où nous vivrons chacun de notre côté, et je sais que cette séparation était vraiment la meilleure solution pour nous tous, mais bon, pas évident à traverser. Pas envie non plus de déployer mes maigres réserves d'énergie à faire comme si, à tenter d'emballer le tout. Il y a un deuil à faire, un vide à affronter, sans doute mieux que ce soit fait maintenant pour ensuite passer à la suite de l'histoire. Parce qu'il y en aura une suite pour moi, j'en suis convaincue. On ne traverse pas des déserts pareils pour retrouver le vide, non? Et si c'était ça ma peur? Parce que je n'arrête pas de rassurer tout le monde autour de moi sur ma conviction des lendemains heureux et remplis qui m'attendent mais est-ce que j'y crois vraiment moi? Voilà peut-être la vraie question. Bien sûr quelque chose m'attend. Tout autour de moi me le dit. Mais il faut d'abord que je puisse éliminer ces relents de souffrance et de peur et reprendre contact avec cette énergie qui m'habitait avant de sauter. Bon, je dois paraître bien triste et en partie je le suis. Un peu l'étape du constat des dommages après une guerre ou un cataclysme. Beaucoup de choses sont tombées mais l'essentiel reste en place. S'agit maintenant de le déterrer et de construire à nouveau. Et le nouveau pays sera différent de ce qui était sauf pour la base qui n'a rien perdu sauf un peu de son allure. Un pas à la fois, plus que jamais. À très bientôt,
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![]() Un p'tit mot? |