Journal d'une
insomniaque
Samedi le 4 septembre 1999,
Abandonner,
Laisser aller ce qui part pour mieux laisser entrer ce qui arrive. Accepter les fins, les départs, vivre les deuils, debout, sans fuir. Dur dur.... On a toujours envie de s'accrocher parce qu'on a peur du vide sous ses pieds, qu'on ne croit pas vraiment aux nouveaux départs, aux deuxièmes chances... On ne nous a pas appris....
Quand la douleur devient intolérable, plus forte que la peur, quand on étouffe dans sa propre vie, quand on ne respire plus. On laisse les larmes monter, on les laisse couler, on cesse de tout retenir, on accepte de décevoir. On accepte de reprendre à zéro. On abandonne l'idée qu'on avait la bonne carte... On accepte d'en tirer une nouvelle... Au risque de ne rien piger...
Je pense que ce qui est le plus difficile dans la fin de quelque chose, c'est le sentiment d'avoir ramé pour rien, cette impression, complètement fausse d'ailleurs, d'avoir gaspillé un temps précieux, d'avoir mal utilisé son potentiel..... Alors qu'en réalité, les recommencements font partie de l'essence même de la vie, ils sont des parties indissociables de l'évolution et de la croissance. Je crois...
Vous comprenez? Rien de dramatique mais un sentiment de fin triste. Une sorte de fatigue, de manque de courage. Sans doute est-ce une façon de rassembler mes forces pour la route... Un temps de réflexion pour mieux choisir les prochains sentiers, mieux profiter du voyage... L'insomniaque se prépare pour la prochaine étape. Elle amasse le courage pour risquer le bonheur... Pour en savoir plus, ne manquez pas les prochains épisodes ici même à ce poste:))) Et souriez, ne faites pas cette tête là. J'avais juste envie de partager cela avec vous. Merci d'être là. À bientôt,
L'insomniaque :)