Journal d'une
insomniaque
Mercredi le 19 mai 1999,
Tête d'éponge,
ce n'est pas très gentil mais voilà comment je me sens. Je crois que je me suis portée malchance en parlant de l'horaire d'été avant hier... En effet, je me tappe présentement une grippe avec sinusite digne du plus glacial mois de janvier.
Je n'ai aucune idée d'où elle sort, personne autour de moi n'en est atteint(sauf peut-être Frédéric qui a un petit rhume), je me sens la tête spongieuse, je fais de la fièvre, j'ai mal à la tête, j'ai l'estomac tout à l'envers, je suis étourdie, j'ai un mal de bloc carabiné, les sinus tout congestionnés , le nez bouché et je tousse... À part cela tout va très bien. Très très bien. Demain je dois interviewer cinq ou six candidats pour la simulation d'entrevues d'embauche. Croyez moi, vous avez de la chance de me lire à distance car je ne crois pas que vous trouveriez ma voix très agréable, à moins que vous ayez un penchant pour les voix nasillardes... De plus, je vous contaminerais et vous n'avez certainement pas besoin de cela.
Alors c'est dit, ça ne va pas mieux, mais cela a tout de même fait du bien de vous le dire. ;-)
Ce dont je m'étais promis de vous entretenir ce soir est l'entraînement de football de fils aîné, auquel j'ai assisté pour la première fois hier soir. D'abord je dois dire que je ne comprends rien à ce sport. Au risque de répéter un cliché, j'ai vraiment l'impression qu'il s'agit d'un groupe de mecs à stature de gorilles qui courent sur un terrain que je ne voudrais pas avoir à tondre ;-) et qui tentent d'attrapper un ballon d'une forme ridicule. De plus, aussitôt qu'un de ces mecs détient le dit ballon, tous les autres lui sautent dessus pour créer une espèce de montagne humaine et un arbitre joue soudainement du sifflet.
Tout arrête, les mecs reprennent leur place, nouveau coup de sifflet, on repart, quelqu'un attrappe le ballon, les autres lui sautent dessus et l'arbitre siffle à nouveau.... Et on me dit que c'est un sport hautement stratégique. Remarquez que nous sommes au tout début de la saison et que j'apprendrai certainement à déchiffrer ce sport mais j'avoue que je doute fortement de la partie stratégie... C'est à découvrir, je reste ouverte à toute possibilité.
Mais ce dont je suis certaine c'est de mon admiration pour Yan-François qui traverse les deux heures d'entraînement avec détermination et persévérance. Je l'observe de loin et je vois à quel point il veut appartenir à cette équipe. Je suis convaincue qu'il réussira, et si jamais ce n'est pas le cas, eh bien, je l'admirerai tout autant pour avoir osé essayer. Encore une fois, je suis fière de mon fils. Tu es super Yan.
Eh bien c'est tout ce que je peux livrer ce soir. Il m'avait semblé avoir tout plein de choses intelligentes (!) à vous partager mais je crois que mon cerveau est peut-être plus atteint que je ne le pensais...;-)
L'insomniaque agite le drapeau blanc, elle devra se coucher tôt ce soir, mais on se reprendra bien une autre fois, promis. En attendant, faites de beaux rêves et couvrez vous bien, les virus et les microbes sont parmi nous!!! À plus tard,
L'insomniaque :-)