Journal d'une
insomniaque
Vendredi le 5 mars 1999
Réunion,
longue et pénible, assise à écouter passivement les angoisses existentielles de tous et chacun. Quand on oeuvre dans le domaine communautaire et que la survie de notre organisme dépend des volontés politiques et des intérêts corporatifs des fonctionnaires syndiqués jusqu'aux oreilles, le mois de mars est une période de négociations intenses et d'insécurité chronique.
Année après année, c'est le même scénario. Après huit ans on commence à en avoir marre d'entendre les inquiétudes de tout le monde autour. Bien sûr les services que nous offrons sont importants, essentiels même, je dirais. Mais si le gouvernement ne veut pas le reconnaître, qu'y pouvons-nous?
À la limite nous nous retrouverons aux côtés de nos clients, prestataires d'assurance-emploi. Cà devient lourd de devoir sans cesse se battre pour justifier son utilité. Alors, de devoir entendre les jérémiades de tous pendant une journée complète en plus, c'est trop!
Qué séra séra.
Je crois que je suis un peu bougonne ce soir. Mais je trouve cela quand-même difficile d'entendre tout le monde. D'autant plus que c'était ma première réunion d'équipe depuis mon retour de congé de maladie( je vous raconterai une autre fois) et que de me retrouver en grand groupe soudainement me faisait très drôle.
Soirée vidéo avec ma cousine C., j'ai vraiment envie de voir un bon film!
L'insomniaque
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