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En marge;

Clichés instants de mes états d'esprit*

En ce moment j'écoute: Mon nouveau chouchou: La parade, chantée par Lisa Germano, un extrait du dernier album de Yann Tiersen; L'absente.

Constatation du week-end: Le mois de juillet est ici, décidément le temps file.

Précision: Mais ça ne passe tout de même pas assez vite à mon goût....

Ce dont j'aurais très envie en ce moment: D'aller faire un tour de vélo, il fait vraiment beau :-)

Résultats des recherches pour un logement jusqu'à maintenant: La cerise sur le sundae? je pense bien avoir trouvé:))))))

* Vous n'avez qu'à glisser doucement la souris sur les icones pour les découvrir.


Lundi le 2 juillet 2001,

Déjà l'été,

et tout ce qui vient avec. Dans mon cas c'est particulièrement chargé...et léger à la fois. Cet été je réalise un rêve; la sorte de rêve qu'on réalise parfois à vingt ans, mais le mien sera riche de vingt années de plus.

Je vais en France. Mais avant tout c'est en moi que je plonge. Je vais prendre cette petite fille par la main et lui faire traverser l'océan en même temps que ses peurs. Quand on bouge, on prend toujours un risque et Dieu sait que j'en ai pris plus d'un ces dernières années, mais...

En fait je risquais tout près de la maison, comme en me disant que je pourrais toujours rentrer vite vite si mes peurs devenaient trop grandes. C'est très bien, j'ai appris des tonnes de choses pendant ce temps. Je suis maintenant prête à m'éloigner du filet. Il était grand temps.

Je sais certains doivent me lire avec un sourire mi-attendri, mi-ironique: " Mais la France, c'est à côté..." Pour moi c'est loin, et c'est tout près en même temps.

J'ai toujours eu peur de m'éloigner. J'étais celle qui ne sortait jamais du jardin même sans clotûre... (j'ai bien fait une ou deux escapades mais j'étais bien accompagnée). Je me demandais toujours ce qu'il y avait ailleurs, les gens autour de moi partaient et revenaient pour me le raconter. Mais je voulais plus, je désirais goûter, sentir, respirer.... Sauf que, ça n'était pas sur mon chemin.... Facile.

Cette fois-ci je vais partir, c'est moi qui monterai dans l'avion, qui ferai au revoir de la main. Dès que l'avion aura décollé je saurai que je ne pourrai pas changer d'idée.

Que vais-je découvrir? D'abord des lieux, des odeurs, des lumières et bien sûr, des gens. J'ai parfois l'impression de déjà les connaître mais cette fois-ci on ne me racontera pas. Mais ce que je vais surtout trouver, je pense, c'est que même loin de chez moi je continue à exister, je ne me désintégrerai pas. Je vais pour une fois sentir profondément ce qui est moi et ce qui constitue la toile dans laquelle j'évolue. J'arriverai à sentir mes propres frontières.

Ceux qui me connaissent un peu savent combien ce voyage a été difficile pour moi à organiser. Toujours quelque chose qui clochait, une complication par ci, un embêtement par là.... Argent, maladie, doutes, vol(j'ai réussi à me faire piquer mon sac avec tous mes papiers et plus que ça encore la semaine dernière...).

La leçon que j'ai apprise c'est que c'est moi qui décide et qu'ensuite je prends les moyens. Il s'agit juste de vouloir vraiment. Je veux ce voyage.

Pour la suite on verra bien, ma vie ne s'arrêtera à mon retour. Mais pour l'instant j'ai envie de m'envoler et pour une fois, je pense que j'y arriverai.

Je sais je donne peu de nouvelles ces temps-ci, j'ai beaucoup de préoccupations et ça risque de s'intensifier dans les prochaines semaines. Mais je reste là. je crois que j'ai encore besoin de cet endroit, et puis, faudra bien que je vous raconte cette belle aventure que je m'offre.

Mais je ne pars pas tout de suite, seulement à la fin du mois(oui, oui, c'est ce mois-ci) en attendant je dois travailler; je vais même probablement avoir un deuxième boulot d'ici quelques jours, faudra que j'en parle. Et puis tous mes papiers que je dois récupérer, régler mon passeport, et préparer mon bunker pour accueillir ma douce amie Lili qui viendra s'y poser pendant mon absence et qui y sera encore pour deux semaines à mon retour. Il me restera donc un peu de la France pour m'accueillir et franchir ce qui me restera de l'été 2001. Génial.

Je souhaite qu'on soit indulgent, ce n'est pas tous les jours qu'une insomniaque touche ses rêves. Un pas de plus...

 

À très bientôt,


L'insomniaque :)

 

Interruption temporaire du journal de la mi-mai à la fin août 2000.

Il y a deux ans le 01/07/99


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