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En marge; Clichés instants de mes états d'esprit* * Vous n'avez qu'à glisser doucement la souris sur les icones pour les découvrir. |
Partir, juste m'éloigner, prendre du recul. Être loin loin loin. Loin de toutes ces questions qui défilent dans ma tête sur un tableau lumineux et angoissant. Toujours les mêmes questions. Envie de crier: MAIS JE N'EN SAIS RIEN MOI... Poser ma tête quelques instants. Rigoler. Frotter ma joue contre du doux. Regarder le ciel et le voir pour une fois plutôt que toutes ces images. Besoin d'une escale. Besoin de vacances? Oui, sans doute mais des vacances de l'âme probablement. JE ME SENS VIDE. Et pourtant je ne le suis pas, ne l'ai jamais été. Ce qui est difficile c'est de rester en contact avec le plein et le beau. Mauvais contact. Mauvais goût. Je ne m'amuse plus. Même ici. Et pourtant tout est en place pour que je puisse le faire. Petite fille gâtée qui ne goûte plus les glaces parce que sa cuillère d'argent est moins brillante? Femme fatiguée après la traversée du désert? Je n'en sais trop rien. Je suis dans l'urgence et je ne bouge pas, paralysée et tétanisée. Je vais prendre une petite semaine à moi en avril pour faire le point, dedans et dehors. D'ici là, je m'accroche, je surnage. Heureusement que j'ai toujours mon petit jardin secret tapissé de douceur. HEUREUSEMENT. Mais combien de temps avant qu'on me le retire? Je suis injuste là. Personne ne peut faire ça parce que la douceur elle est d'abord à l'intérieur. RÉPÉTER CETTE PHRASE JUSQU'À CE QU'ELLE S'IMPRÈGNE. À marée basse, quand les vagues se replient dans la mer, que reste-t-il sur la plage? Moi. Une étoile de mer, les bras ouverts, attendant qu'on la cueille. Non. Une étoile de mer qui voudrait apprendre à voler juste en contractant son ventre comme elle en rêvait toute petite. Une étoile de mer qui voudrait être une étoile dans le ciel. Qui voudrait scintiller plutôt que d'espérer. Mais qu'est-ce que je raconte ce soir? Je crois que je suis trop perméable aux atmosphères. Allez, je peux faire mieux. Je crois c'est juste très difficile de changer et de laisser sa vieille peau derrière. Devenir papillon est une aventure drainante, tôt ou tard on en ressent l'épuisement. Mais c'est pour aller un peu plus haut. Aujourd'hui au boulot, un client colombien avec des yeux profonds, tristes et fatigués. Il est venu ici pour bâtir. On lui a offert un peu de sable et de l'eau. Et chaque marée emporte un peu de son rêve. Je crois que ce soir je porte un peu de sa tristesse. Une petite semaine de vacances en avril juste pour moi. Vivement.
À très bientôt,
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![]() Un p'tit mot? |