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En marge;

Clichés instants de mes états d'esprit*

En ce moment : j'échange des messages icq avec mon amie Mimi d'outre-Atlantique

Un signe de l'hiver imminent: mes pieds sont congelés :(

Gaffe du jour: j'ai mal réglé le réveil et me suis levée en retard ce matin:( Dur dur Lundi...

Ce dont j'aurais très envie en ce moment: une journée de congé supplémentaire et....;)

Coup de coeur du week-end:  Le film Le petit vampire vu avec fred dimanche après-midi..trop mignon...(j'ai même versé une p'tite larme...Fred aussi;)

* Vous n'avez qu'à glisser doucement la souris sur les icones pour les découvrir.


Lundi le 13 novembre 2000,

Touchée,

aujourd'hui contre toute attente. Un client pas évident, le genre qui a vécu des choses très difficiles, presque pas possibles à décrire. Très grand, très mince, la peau très foncée, le dos courbé comme un vieillard, la peau du visage labourée par je ne sais quel acte innommable et le regard hautain et fier qui ne se laisse jamais toucher par le vôtre.

Cet homme d'une quarantaine d'années(peut-être un peu plus) seul ici, seul au monde, qui m'avait annoncé sans hésiter dès notre première rencontre que j'étais comme les autres, une petite blanche qui ne comprenait rien aux problèmes de l'Afrique, encore moins aux siens propres, cet homme, mon client et malgré tout un humain comme moi, m'a téléphoné pour me remercier de lui avoir parlé franchement, de lui avoir fait savoir combien j'étais impuissante humainement et professionnellement devant sa fermeture et ses à prioris, devant sa souffrance qu'il me renvoyait comme une arme, en plein visage.

J'ai réalisé qu'il faisait un pas vers moi parce que j'avais accepté d'en faire un vers lui, d'exprimer où moi j'étais face à lui, la souffrance qu'il faisait sourdre en moi.

Je ne connais pas la fin de l'histoire. Je ne veux même pas en présumer. Je ne sais pas si un être de si loin avec des blessures si profondes et rempli de la haine de tout un peuple peut trouver une place près de nous, se faire un nid, s'épanouir ... Je pense qu'ultimement, quand on est transplanté de force dans la violence, jusqu'à une terre qui ne nous ressemble pas, ne nous veut pas vraiment, on ne peut qu'aspirer à retourner d'où l'on vient. C'est humain.

Ce que je sais aussi c'est que le fait d'avoir pu jeter un pont, même furtif, a donné un sens de plus à mon boulot et à mon rôle parfois un peu difficile quand la différence crée un ravin. Une bonne journée finalement.

 

À très bientôt,


L'insomniaque :)

 

il y a un an le 13/11/99
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