Samedi le 2 septembre 2000,
Perdre,
voilà à quoi je pense aujourd'hui. Pas tristement mais plutôt je cherche à comprendre un étrange rêve que j'ai fait cette nuit. Je saignais du nez(chose qui ne m'arrive jamais dans la vraie vie) et malgré tout ce que j'essayais. rien n'y faisait, impossible d'arrêter l'hémorragie... sensation assez désagréable.
Depuis, je tente de voir ce que cela peut bien évoquer pour moi. Une perte bien sûr. Mais une perte de quoi? Peut-être juste le reflet d'une angoisse se rapportant à ma situation de vie présente. Peur de ne pas survivre (dangereux perdre du sang). Se peut-il qu'au fond de moi je me sente si vulnérable? Peut-être... Enfin, ça ne m'empêche pas d'avancer mais je prends de plus en plus conscience du courage dont il m'a fallu faire preuve et des ombres enfouies avec lesquelles je dois me battre encore.
Journée tout de même sympathique, petit matin doux et tranquille, café et musique. Reçu ma nouvelle machine à laver (génial, je vais pouvoir faire la lessive...) Les livreurs ont pu trouver mon bunker(avec un peu d'aide naturellement) et j'ai eu une conversation téléphonique très sympa avec mon amie Mélo. Une vraie pipelette l'insomniaque, j'avais l'impression de parler à cent kilomètres à l'heure... Une très bonne oreille cette Mélo (et beaucoup de patience).
Je prends de plus en plus conscience d'un truc dernièrement. Depuis que je n'ai plus d'ordi et d'internet chez moi et que je ne peux donc plus écrire des entrées à ma guise et surtout, dans l'inspiration du moment, il m'arrive tout le temps de composer des entrées géniales(du moins il me semble) mais dans ma tête. Lorsque c'est le temps d'écrire pour vrai, toute l'inspiration s'est envolée... Je me surprends à raconter des choses à mon entourage(comme à Mélo cet après-midi) et de songer: Mais ce serait une bonne entrée ce que je dis là... Il faut croire qu'une insomniaque loin d'un clavier a tout de même des choses à raconter(plus que jamais). Il faudra simplement que je m'adapte à l'écriture publique limitée dans le temps. Patience, ça viendra.
Bon, ce soir petit samedi en ville. Je ne sais pas encore ce que j'en ferai mais je trouverai bien. Ce ne sont jamais les idées qui manquent, ça c'est sûr. Sans doute que je vous raconterai, ou peut-être pas. Tout dépendra.
À très bientôt,
L'insomniaque :)
|