Lundi le 7 février 2000,
Entendre,
ce soir je tente de percevoir ce qui monte en moi. J'essaie de faire fi du bruit, du brouillage et des parasites afin de mieux sentir et goûter ce qui est. Pas facile. Mais je crois cependant que c'est une étape nécessaire, même cruciale.
Je réalise à quel point la vie en société telle que nous la connaissons met tout en oeuvre pour nous dissuader d'écouter ce qui se passe réellement en nous...Sans doute que si nous arrivions à percevoir l'essentiel, ce qui constitue notre base, y aurait-il de grosses remises en question, d'abord personnelles puis, forcément sociales. Et la société n'aime pas trop les changements, c'est dérangeant...
Voilà pourquoi nous sommes sollicités de tous bords par le paraître et le superficiel. On nous impose un mode de vie dans lequel dominent la vitesse, l'artifice et l'éphémère: "Il faut que.." "Tu dois absolument..." On voit bien que..." "Ça doit être...." Nous sommes continuellement bousculés par des diktats extérieurs qu'on nous présente comme des vérités allant de soi.
À travers toutes ces préoccupations, on en arrive à ne plus se sentir soi-même, à ne plus entendre les vraies questions qui montent. On en arrive à suivre le courant sans rien remettre en cause. On finit par ne plus faire de choix...
Et c'est contre cela que j'en ai ce soir, contre ces fausses évidences, ces idées mâchées d'avance, ce prêt-à-porter mental qu'on nous présente comme la seule voie, le seul possible.
J'essaie donc de faire la part des choses, de distinguer ce qui est moi de ce qui est extérieur, d'écouter, de sentir et de comprendre ce qui me permettrait de faire des choix et non de suivre le courant....Et je me rends compte à travers cela que c'est tout un exercice, qu'on n'apprend pas à être présent à soi. Dommage mais pas irréparable. S'agit de vouloir.
À bientôt,
L'insomniaque :)
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