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Mardi le 25 janvier 2000,

Pardon,

toujours ces excuses, cette peur de déranger, d'embêter. Désolée de ressentir, navrée de ne pas avoir la pêche... Non mais, y'en a marre. Finalement où s'en va cette colère? Où se dépose cette tristesse? Qu'est-ce que je gagne à préserver les autres de mes vagues de confusion, de tristesse, de révolte? Rien de rien, sinon encore plus de nuages et de solitude.

Et quand, par impossibilité de me cacher plus longtemps, je laisse monter les mots ou les larmes, les flots ne s'arrêtent plus et le trop plein submerge maladroitement tout autour... Bien avancée l'insomniaque, non seulement elle a tout retenu pour ne pas déranger, mais de plus, ça finit quand même par déborder, et là c'est trop et y'a plus personne qui ne comprend rien...pas même l'insomniaque.... Oufff... Pas vraiment...

En ce moment je me sens comme un poussin qui tente de casser son épaisse et dure coquille pour naître. De temps en temps je m'arrête, épuisée, et je me dis que je n'y arriverai jamais. Mais si j'abandonne, c'est la mort certaine parce que ma coquille, le giron dans lequel je vivais, n'est plus intact... Donc, pas le choix(je sais, on a toujours le choix mais il se trouve que j'ai un très fort instinct de survie) je recommence à picosser obstinément, maladroitement et surtout, très très lentement. C'est que voyez vous, si Rome ne s'est pas bâtie en un jour, imaginez une personne...Donc ces choses là, faut y mettre le temps, accepter l'erreur et le mauvais visou...

Mais Grrrr... entretemps y'a les questionnements, les hésitations, les reculs pour mieux sauter et les soubresauts de démarrages ratés... Y'a aussi l'impatience, la colère, la tristesse, les régressions, le découragement... Et y'a les gens qui m'aiment, qui tentent de me suivre, certains de loin, avec respect, d'autres d'un peu trop près, avec plein de bonne volonté... Y'a ceux aussi qui croient savoir, les autres qui piaffent en attendant, ceux qui pensent pour moi... Mais toujours pleins d'amour, surtout ne jamais l'oublier.

Quoiqu'y penser ne règle pas tout, les coups de becs trop vifs partent parfois, mais toujours se contenir? Non..impossible... Alors quoi faire? La culpabilité n'arrange rien, elle ne fait que rendre la brûlure plus vive... Vous comprenez? Vous en avez assez de comprendre? Et bien moi j'en ai tout aussi marre de tout préserver:(

Compliquée ce soir (ce soir?;) J'ai l'intérieur tout à l'envers et j'essaie de vous l'expliquer, simplement... Je veux absolument échapper à cette prison à la fois dure et fragile, mais chaque fois que je frappe un peu fort, que je tangue un peu trop, on me demande de faire du sens, on remet les choses en place... Mais si j'ai besoin de ce désordre moi pour passer à l'étape suivante? Dilemme...ne pas vouloir déranger mais vouloir naître. Sentir cette force de vie à l'intérieur mais craindre de la laisser jaillir de peur d'envahir plus que mon espace alloué.. Alloué par qui? Par personne d'autre que moi...

Voilà mes pensées ce soir. Aurai-je le courage de ne pas baisser les bras? arriverai-je à me choisir plutôt que de me condamner à cette valse-hésitation sans fin? Me donnerai-je finalement le droit à ma révolution personnelle? J'en ai bien l'intention. En attendant, pardonnez moi de ne pas m'excuser, je fais un pas de plus. Qui m'aime me suive:) Les autres, vous trouverez bien le convoi qui vous convient.

J'ai tout de même encore plein de douceur et de tendresse à l'intérieur et ce soir j'ai envie de partager avec vous(du moins ceux qui m'ont suivie jusqu'ici) un très beau texte qui me touche beaucoup (Eh oui, encore un:)

Vous connaissez Geviève Paris, cette auteure, compositeure interprète, cette musicienne passionnée, cette rockeuse rebelle? C'est une de ses chansons que je vous offre ce soir, tirée de l'album "Miroirs" sorti en 1990 chez Audiogram. Savourez:)

PAS DE MOTS

Paroles et musique: Geneviève Paris

La lune est haute au-dessus de nos têtes
Les saules pleurent sur le lac argenté
Décor magique pour une fête secrète
Où d'anciens amants se sont déjà promenés
Le vent qui se lève mêle nos cheveux longs
Mon corps entier frisonne et c'est bon
Et l'on marche en silence
Main dans la main
Je sais ce que tu penses
Mais on se tait et c'est bien
Y'a pas de mots pour dire
Que l'on aime

Y'a pas de mots pour dire
Le désir entre nous
L'amour que l'on fait
Qui nous défait
Comme les lits où l'on dort ensemble
Y'a pas de mots pour dire
Que l'on aime

Si par hasard je plonge mon regard
Dans l'eau claire, claire de tes yeux
Si je m'y attarde et que mon coeur y chavire
Mes mains te parleront mieux
Veux-tu que je te dessine
Toutes les histoires du pays des merveilles
Jusqu'à ce que ta peau s'illumine
Comme des grains de sable sous le soleil, le soleil
Y'a pas de mots pour dire
Que l'on aime

Y'a pas de mots pour dire
Le désir entre nous
L'amour que l'on fait
Qui nous défait
Comme les lits où l'on dort ensemble
Y'a pas de mots pour dire
Que l'on aime
Y'a pas de mots pour dire

Très beau, n'est-ce pas? Du moins, j'adore:) Et c'est ce qui compte, non? Après tout, je suis chez moi ici... Tout doux l'insomniaque..Tout doux...:)

                      À bientôt,

                      L'insomniaque :)

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