Journal d'une
insomniaque
Mardi le 16 mars 1999,
Fatiguée,
retour au travail difficile pour l'insomniaque. Dur dur! de mener une double vie sans tôt ou tard payer pour... Gagner sa vie le jour et la vivre la nuit, choix impossible à faire sans laisser tomber quelque chose de vital!
Quelle est la solution? Travailler à temps partiel? Vivre seulement de 20:00hrs à 22:00hrs? Se contenter d'exister? Aucune de ces pistes ne semble vraiment satisfaisante. Sauf peut-être le travail à mi-temps... Hum... Il faudra que j'y repense, d'autant plus qu'on nous annonce des coupures substantielles pour le renouvellement du contrat. Définitivement une alternative à explorer, j'y reviendrai.
Dans un autre ordre d'idées, la maman en moi a été complètement traumatisée hier après-midi. Fils aîné, qui aura 12 ans en avril, passera au secondaire en septembre prochain. Jusque là, pas de panique, cela fait partie de l'évolution normale des choses, n'est-ce pas?
Je devais donc, en maman consciencieuse, me présenter à sa future école afin de compléter son inscription officielle et signaler son choix d'options. Va pour cà, mais là où cà se gâte, c'est lorsque j'apprends que sa nouvelle école sera, non pas dans la ville voisine, mais, pour cause de rénovations majeures et de construction d'une nouvelle école secondaire prévue pour septembre 2000 dans la ville où nous habitons, mon fils ira dans une école secondaire située dans une ville du territoire de notre Commission Scolaire certes, mais plutôt éloignée de chez-nous(+ ou - 25 km) et située en plein milieu rural de surcroît, c'est à dire, au beau milieu d'un champ!
Je vous précise tout de suite que le problème n'est pas le milieu rural en soit mais l'isolement ou l'éloignement qu'il amène. En fait, pour être vraiment franche, je trouve cà très loin! Il me semble que mon fils va franchir une étape très importante dans son évolution personnelle en entrant au secondaire et qu'il aurait été beaucoup plus sécurisant qu'il la franchisse en territoire connu.
Sécurisant pour qui? me demanderez-vous. Eh bien pour moi, bien sûr! Savoir que mon fils est en territoire connu et qu'il peut facilement revenir à la maison, quelles que soient les circonstances et en tout temps, aurait grandement allégé la difficulté que mon coeur de mère devra surmonter lors de ce passage déterminant pour mon fils.
Mais bon, ceci dit, je suis parfaitement consciente que cet éloignement pourrait être tout à fait positif pour son évolution. Qu'il pourra en tirer autonomie et confiance en lui et y faire sa niche à lui, son monde personnel. Je devrai simplement me le répéter intérieurement encore plusieurs fois avant de pouvoir lâcher prise...
Enfin, il me reste encore six bons mois pour me convaincre! En attendant je crois pouvoir vous affirmer que l'insomniaque dormira cette nuit! À demain et dormez bien vous aussi!
L'insomniaque
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